En ville avec Anjara Rasoanaivo
11 octobre 2022 // Downtown // 5926 vues // Nc : 153

Journaliste culturelle, fondatrice de BeyondMada, spécialisée dans la production de films et séries TV, Anjara Rasoanaivo aime découvrir et redécouvrir Tana. Elle nous livre ses bons plans dans la capitale et ailleurs.

Votre resto favori ?
J’aime bien les soupes de chez Perle Ampandrana, ainsi que leurs spécialités chinoises. C’est vrai que ce n’est pas un resto, mais j’adore aussi les mofo gasy, ramanonaka et mofo baolina de la gargote bleue d’Analamahitsy.

Votre plat préféré ?
L’échine de porc laquée au miel et gingembre, une tuerie !

Votre boisson fétiche ?
Le soda.

Vos hobbies ?
J’aime bien chanter ; avec ma meilleure amie, on a enregistré pas mal de titres. J’aime aussi aller au resto et entretenir ma voiture.

Un endroit pour shopper ?
Je ne suis pas très shopping, mais pour les fringues il y a une boutique qui propose, entre autres, des vêtements de seconde main et de grande taille, c’est là que je fais mes achats.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Depuis quelques temps, je ne sors pas beaucoup. Mais pour un apéro, j’aime bien La Teinturerie à Ampasanimalo, on y trouve des cocktails de toutes sortes. Et puis l’endroit est très inspirant, il y a de la vibe !

Un endroit pour s’évader ?
Conduire m’évade. Quand je veux faire le vide je prends le volant et je roule Peu importe où, enfin pas dans les embouteillages et sur les mauvaises routes tout de même !

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Nosy Be est une île que j’affectionne particulièrement. À part le soleil et la plage, on y mange bien et les gens ont ce petit quelque chose de simple, d’accueillant et de souriant. Également Nosy Boraha (Sainte-Marie) où tout est apaisant. La déconnexion totale !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Le Festival international des arts contemporains (MIAF) qui s’est déroulé à Maurice en 2019. Certainement parce que c’était la première participation d’envergure de ma fille. Et surtout parce que c’était un bel échange d’artistes issus de pays et d’expressions différentes.

Votre actualité ?
Je suis une des membres du jury du concours d’écriture de nouvelles pour le projet Diary Nofy de l’ONG Teach For Madagascar. C’est ouvert à tous les Malgaches d’ici ou d’ailleurs. Les détails sont sur leur page Facebook.


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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