En ville avec Aina Matisse
11 novembre 2022 // Downtown // 6040 vues // Nc : 154

Formateur en défilé de mode, Aina Matisse adore sortir jusqu’au bout de la nuit. Il nous confie ses bons plans dans la capitale et ailleurs.

Votre resto favori ?
La Petite Brasserie à Isoraka. L’ambiance, la cuisine, tout est super pour passer un bon moment entre amis. J’apprécie également les plats de Raviso by Prisca avec ses spécialités de la côte.

Votre plat préféré ?
J’adore la pizza et j’estime que la pizza Casa Blu du Casa Blu à Isoraka est une tuerie !  

Votre boisson fétiche ?
Sans hésiter, un bon verre de whisky… J’ai bien dit un… avec modération !

Vos hobbies ?
Regarder des défilés de mode ou des vidéos qui parlent de la mode. J’adore aussi regarder des séries ou promener mon chien.

Un endroit pour faire du shopping ?
Je fais mes achats en ligne mais je peux aussi dénicher des trucs sympas à l’Avenue Fashion à Analakely.

Les meilleurs plans pour un apéro ou pour terminer la soirée ?
Au nocomment® bar à Isoraka. On découvre de nouveaux artistes chaque semaine avec les concerts. Il y a également le nouveau bar Chez Papa à Isoraka et son ambiance tropicale !

Un endroit pour s’évader ?
Même si j’aime sortir, ma chambre reste l’endroit où je me sens mieux.  

Les meilleurs plans pour les vacances ?
Anakao à Toliara (Tuléar), la plage, la mer, le soleil… un véritable lieu d’évasion. Il faut y aller au moins une fois dans sa vie.  

Le dernier événement culturel qui vous a marqué ?
Le défilé de mode de la styliste Jaomatana au Cartlon à Anosy l’année dernière.

Votre actualité ?
Je prépare un grand défilé de mode avec six créateurs renommés de Madagascar. Pour plus d’infos, restez connectés !


Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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