Sylvanno Ratsimandresy : Faiseur d’Événements
21 juin 2026 // Que sont-ils devenus ? // 1709 vues // Nc : 197

Longtemps derrière les caméras à façonner l’image des artistes malgaches, Sylvanno Ratsimandresy est devenu, en quelques années, l’un des producteurs événementiels les plus influents du pays. Derrière chaque “sold out”, il y a une méthode : provoquer la surprise, casser les habitudes et transformer chaque concert en événement culturel. Une trajectoire construite entre persévérance, vision et goût assumé pour les défis risqués.

En 2013, son nom apparaît sur les écrans avec le clip Ataoko akory de Black Nadia et Big MJ. Une signature visuelle inhabituelle à l’époque : “Sylvanno Ratsimandresy Films”. Très vite, celui qui réalise des clips pour Marion, Tence Mena ou Dah Mama comprend que l’image seule ne suffit plus. En 2018, il change de dimension et fonde SR Event. Son obsession ? Trouver des angles que personne n’attend. Pendant que beaucoup misent sur des formules classiques, lui construit des concepts autour de la nostalgie, du storytelling et de l’émotion collective. Avec Génération 2000, il transforme les souvenirs musicaux d’une génération entière en phénomène populaire. « On ne veut pas faire comme tout le monde. On cherche toujours le concept que personne n’a encore exploité », explique-t-il.

Chez SR Production, cette logique devient une ligne directrice. Faire monter Marion seul au Palais des Sports pour ses 20 ans de carrière ? Beaucoup jugeaient la salle impossible à remplir. Même scénario pour Raboussa ou encore Hiaka Dapa avec Samoëla. À chaque fois, le doute laisse place au “sold out”.

Derrière ces réussites, Sylvanno revendique quatre mots-clés : persévérance, perfectionnisme, vision et “game changer”. L’événementiel, rappelle-t-il, est aussi fait de pertes financières et de risques permanents. Chaque détail — communication, scénographie, expérience public — est pensé comme une pièce d’un même puzzle. « Le sold out n’est jamais un hasard. Il y a une vraie stratégie derrière », affirme-t-il avec calme.

Aujourd’hui, avec près de 70 collaborateurs, SR Production s’impose comme l’une des structures majeures du secteur culturel malgache. Mais Sylvanno Ratsimandresy préfère parler d’élan plutôt que de réussite installée. Ses prochains défis sont déjà lancés : une nouvelle édition de Génération 2000, les anniversaires de Tarika Zay et de Raboussa, ainsi qu’un projet encore tenu secret autour d’un artiste international attendu à Madagascar. Comme quoi, certains réalisateurs ne filment plus seulement les foules. Ils apprennent aussi à les remplir.

Lucas Rahajaniaina

Contact : 0385653884
Photos fournies par Sylvanno Ratsimandresy

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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