Njaka Hubert : Il garde la télécommande
20 septembre 2026 // Quiz & Actuel // 1881 vues // Nc : 200

Malgré les algorithmes et l'information en continu sur le web, il y a encore des fidèles du petit écran. Njaka en est. Rajaonarinjaka Heritoky Hubert — passionné de kabary, voix reconnaissable entre mille sur les réseaux sociaux — assume sans détour son attachement à la télévision à l'heure où le streaming dicte les habitudes. Ses rendez-vous sont bien définis — débats politiques, émissions culturelles sur les traditions malgaches, programmes matinaux, journaux télévisés. Et en particulier Real News sur Real TV, chaque soir à 20 heures, aussi régulier qu'un rituel. « J'aime beaucoup regarder la télévision. Il y a des programmes sur les chaînes malgaches que je suis régulièrement », confie-t-il avec le sourire tranquille de quelqu'un qui n'a aucune intention de changer.

Pour lui, la télévision n'est pas seulement un moyen de s'informer — c'est un moment de partage que le téléphone individuel, par définition, ne peut pas offrir. « Ce qui me plaît, c'est qu'elle rassemble la famille. Quand une émission passe, on peut la regarder ensemble et échanger nos points de vue. »

Une habitude simple, loin des écrans individuels où chacun consomme dans son coin. Il ne rejette pas internet — il en reconnaît les limites avec pragmatisme. « Le streaming demande des mégas, il faut parfois payer. Après une longue journée, on n'a pas toujours envie de rentrer et de se fatiguer encore devant un téléphone. » Derrière le téléspectateur fidèle se dessine une ambition plus large. « Mon projet est de diffuser la culture malgache et de montrer aux jeunes que notre langue a de la valeur. » La télécommande, pour Njaka, est aussi un outil de transmission.

Lucas Rahajaniaina

Contact : 0346659464
Photos : Andry Randrianarisoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Canal+ Madagascar : 150 collaborateurs sous un même toit

Lire

4 novembre 2026

Canal+ Madagascar : 150 collaborateurs sous un même toit

Après Analakely, puis la zone Galaxy à Andraharo, Canal+ Madagascar pose ses valises à Morarano-Alarobia, et la raison tient en une phrase très concrè...

Edito
no comment - Naturellement intelligents

Lire le magazine

Naturellement intelligents

Ce mois d'octobre, pendant que certains débattent encore de savoir si l'IA va « prendre leur travail », des lycéens malgaches de 13 à 17 ans sont à Séoul pour le First Global Challenge, prêts à en découdre avec les meilleurs cerveaux robotiques de 190 pays. En novembre, la Team CERISE de l'Ecole Nationale Informatique de Fianarantsoa reprend l'avion pour le Robotex International, catégorie Lego Sumo 3kg open — des sumos en lego, précision utile, même si le principe reste le même que l'original japonais. Et pendant ce temps, nos geeks locaux s'attaquent à des IA from scratch, c'est-à-dire construites de zéro, sans filet, sans modèle préfabriqué. Même les mpanandro — nos astrologues traditionnels gardiens du Fanandroana depuis des siècles — ont désormais un interlocuteur numérique avec OANA, une application qui veut rendre l'astrologie malgache accessible à tous sans déposséder les maîtres du calendrier. On appellera ça la modernité avec respect des anciens. Ou de l'audace bien élevée.Mais voilà — et c'est là que le professeur en nous reprend la parole — une machine qui pense vite ne pense pas forcément juste. L'IA est un marteau formidable, à condition de ne pas s'en servir pour planter des vis. Elle assiste, amplifie, accélère — elle ne remplace pas le jugement, la nuance, ni cette petite chose qu'on appelle l'expérience. Confier son devoir, son diagnostic ou sa stratégie d'entreprise à un algorithme sans en vérifier la cohérence, c'est un peu comme demander à un GPS de choisir votre métier. Nos jeunes qui construisent leurs robots et leurs IA de zéro l'ont compris avant beaucoup d'adultes — la vraie intelligence artificielle commence par une vraie intelligence naturelle.

No comment Tv

Interview - Mahasahy Afido - Octobre 2026 - NC 201

Découvrez Mahasahy Afido, spécialiste du bonebreaking, dans le no comment® NC 201 – octobre 2026
Un bras se plie à l'envers. Une épaule semble sortir de son axe. Dans la salle, certains se cachent les yeux. Mahasahy Afido, danseur-chorégraphe et spécialiste du bonebreaking, ne fait jamais dans le consensus. En 2026, il présente Mue, son premier solo — une pièce expérimentale sur ce que les jeunes héritent de leurs aïeux, entre torsions spectaculaires et mémoire intergénérationnelle.

Focus

Salon de l'auto 2026

Salon de l'auto 2026 au CCI Ivato

no comment - Salon de l'auto 2026

Voir