Mods : je suis toi, mais en mieux
28 juin 2024 // Media & Add-0n // 12698 vues // Nc : 173

On dit souvent que ce sont les fans qui font la réussite d’un jeu. Et l’histoire nous a bien souvent montré que c’est le cas. Certains joueurs sont d’ailleurs tellement attachés à leur jeu, qu’ils décident parfois de bidouiller le programme pour créer des mods, des versions alternées de l’original. Nouveaux visuels, costumes déjantés… Les compilations montrant l’imagination grotesque et sans limite des communautés ne manquant pas. Mais les plus brillants ont poussé le bouchon encore plus loin, et ont créé des jeux entiers à partir d’une production originale qui ont eux-mêmes fini par devenir plus célèbre que leur aîné.

DayZ

ARMA 2 est un jeu payant, et qui se vend plutôt bien. Pourtant, ce n’est pas pour lui que les joueurs l’achètent, mais pour son célèbre mod, DayZ. Ce dernier change complètement les batailles militaires de son paternel pour en faire un jeu de survie où l’on doit ramasser armes, munitions, et autres matériels pour survivre à des hordes de zombies. DayZ s’est montré innovant dans son gameplay, et son aspect social a su conquérir le cœur des foules. Son succès a été tel qu’il a eu droit à son propre jeu. Malheureusement, le standalone ne connaîtra pas le même destin étoilé que le mod. Il n’empêche que DayZ reste encore à ce jour la principale raison de se procurer ARMA 2.

Dota

Les jeunes d’aujourd’hui connaissent surtout le genre du Moba à travers Dota 2 et League of Legends. Mais Dota, premier du nom, est celui qui a lancé la machine. Et “Dota” est en fait l’acronyme de “Defense of the Ancients”, une carte du jeu de stratégie en temps réel (STR) Warcraft 3: Frozen Throne. Le jeune IceFrog et son équipe l’ont transformé en grande arène de combat free-to-play, avec la possibilité pour les joueurs d’incarner uniquement les personnages emblématiques de la licence Warcraft, au lieu d’une grande armée, et ainsi naquit le Moba. (Heureusement) l’éditeur Blizzard, propriétaire de la franchise, n’a pas souhaité acheter la création du petit génie, ce qui nous a permis d’éviter la cash machine. Dota a fini entre les mains de Valve, pour créer Dota 2, et Blizzard a essayé de créer bien des années plus tard son propre Moba, Heroes of the Storm, qui a fini par un échec. Warcraft et le genre du STR ont (presque) totalement disparu du paysage compétitif, pourtant très en vogue à l’époque, alors que le Moba brille plus que jamais avec principalement League of Legends.

Garry’s Mod

Quelqu’un connaît-il seulement la Source ? Peu de monde. Mais beaucoup connaissent des jeux qui sont nés de celle-ci. Dota 2 (dont on a parlé plus tôt), Counter Strike ou encore Left 4 Dead sont autant de hits provenant de la Source, le moteur de jeu créé par Valve. Mais il y en a un qui se détache des autres. Garry’s Mod est un cas unique, puisqu’il s’agit d’un énorme wok de créations. Contrairement aux autres, ce standalone n’est pas un jeu en soi, mais ce qu’on appelle un sandbox. En gros, on dit aux joueurs “voilà, vous êtes, faites ce que vous voulez”. Il donne accès au code de la Source pour que tout le monde n’ait qu’une limite, l’imagination. Garry’s Mod a vu passer tous les genres de possibles, créant des jeux à part entière entre les mains des plus aguerris, et a réussi à faire oublier qu’il n’est en fait que le rejeton du code principal de Valve, et non un moteur de création original.

Propos recueillis par  Eymeric Radilofe

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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