Mandraka Park : Une nature sauvage
19 avril 2026 // Escales // 1641 vues // Nc : 195

Entre le verdoyant et le bruit de la nature, Mandraka Park concilie l'humain et la nature. Cet espace, né dans les années 2000, est plongé dans une forêt humide à une soixantaine de kilomètres de la capitale, côté Est — et abrite une biodiversité hors du commun.

« Mandraka Park n'est pas un zoo, mais un espace naturel où les animaux vivent en liberté », explique Nicolas Ramaherison, chef propriétaire des lieux. Chaque espèce évolue dans son habitat, invitant le visiteur à observer et à respecter. Le tableau est saisissant : plusieurs espèces de caméléons, dont le caméléon de Parson (Calumma parsonii), le plus grand caméléon du monde, et le minuscule Brookesia superciliaris, qui vit dans la litière de la forêt. Une soixantaine d'oiseaux ont été recensés dans la zone, parmi lesquels le bulbul malgache. « Mandraka abrite également le Boophis mandraka, un batracien endémique », ajoute le responsable. Nicolas Ramaherison confie un besoin de ressources pour préserver cet espace, mais reste optimiste — c'est précisément cette nature brute qui attire les visiteurs.

Dans ce voyage à travers la forêt, les activités intensifient la reconnexion : randonnées accessibles à tous, mais aussi parcours dans les arbres et tyroliennes pour ceux qui veulent des sensations plus franches. « Ces activités d'aventure permettent de découvrir la forêt d'une manière différente, tout en restant dans un esprit respectueux de l'environnement. » Cet endroit existe depuis une vingtaine d'années, fondé par les parents de Nicolas Ramaherison. Le temps n'a apporté que des améliorations.

« À l'époque, il n'y avait absolument rien sur le site, pas de route, pas d'infrastructure, seulement la forêt. » Revenu au pays pour reprendre l'affaire familiale, Nicolas ne prévoit pas de s'arrêter là. Sont au programme des « social trails » dominicaux, des sorties sportives sur les parcours existants, et le développement de l'énergie solaire — toujours dans ce même souci de l'environnement. En attendant ces nouveautés, il y a la Chute de la rose. Trois heures et demie de marche, incontournables, à chacun son rythme.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Mandraka Park
Contact : +261 38 31 000 07
+261 38 43 397 11 (WhatsApp)
mandrakas@wanadoo.fr

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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