Jenns Randriamanambina : Présence obligatoire
28 mai 2026 // Quiz & Actuel // 2989 vues // Nc : 196

« Certaines responsabilités ne se vivent pas à distance. » Ce sont les mots de Jenns Randriamanambina quand on lui demande son avis sur le télétravail. En effet, s’il y a ceux qui subissent le bureau, il y a aussi ceux qui, comme Jenns Randriamanambina, y puisent leur énergie vitale. Pour lui, la bureaucratie n’est pas qu’une affaire de dossiers poussiéreux ou de tampons administratifs : c’est une véritable vocation, presque un sport de haut niveau. Aujourd’hui à la tête de la dépêche informative Taratra, il défend une idée simple : le management ne s’exerce pas derrière un écran froid, mais dans le feu de l’action. « Mes missions de directeur exigent une proximité constante. Qu’il s’agisse de mener la conférence de rédaction chaque matin ou de coordonner les équipes sur le terrain, je dois être là où le cœur de l’info bat », explique-t-il.

Pour lui, le bureau est une seconde maison où les aiguilles de la montre semblent parfois s’emballer. Entre les bouclages de minuit, les imprévus et les nuits blanches, la passion reste son seul carburant.

« 8h du matin, tous les jours. Parfois je rentre à minuit, parfois je ne dors pas du tout. C’est dans ces moments de rush qu’on comprend l’importance d’aimer viscéralement ce que l’on fait », confie-t-il. On est loin du mythe du laptop au soleil. Mais au-delà de la pression, Jenns cultive l’humain. Convaincu que le contact physique forge la solidarité d’une équipe, il accorde une importance capitale à la vie de bureau. Et après l’effort, il ne dit jamais non à un moment “chill” entre collègues.

Tatiana Randriamanakajasoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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