Infertilité masculine : Le problème ne vient pas toujours d’elle.
14 décembre 2025 // Santé // 2108 vues // Nc : 191

En cinquante ans, la qualité du sperme humain a chuté de plus de 50 % selon plusieurs études. Aujourd’hui, un couple sur dix peine à concevoir, et dans près de la moitié des cas, l’homme y est pour quelque chose.

Une affaire d’homme

L’infertilité masculine se manifeste quand les testicules produisent des spermatozoïdes en trop faible quantité, de mauvaise qualité ou incapables d’atteindre l’ovule. Ainsi, un couple est considéré comme infertile lorsqu’il n’obtient pas de grossesse après un an de rapports sexuels réguliers sans contraception. Si, par réflexe, on consulte d’abord le gynécologue, il ne faut pas oublier que la moitié de l’équation, c’est l’homme.

Quand bébé tarde à pointer le bout de son nez, le premier réflexe côté masculin, c’est le spermogramme. Cet examen permet d’observer le sperme et ses habitants microscopiques, les spermatozoïdes. L’objectif ? Savoir combien ils sont, s’ils bougent bien, s’ils ont l’air en forme, etc. C’est précisément grâce à lui qu’un médecin peut déterminer la meilleure stratégie de prise en charge, si besoin.

Le spermogramme se fait en laboratoire, dans une salle à part, où l’homme doit fournir un échantillon de sperme par masturbation. Certains laboratoires autorisent le prélèvement à domicile, à condition de rapporter l’échantillon en moins de trente minutes, sans le laisser traîner sur le tableau de bord de la voiture.

Avant le jour J, il faut respecter deux à cinq jours d’abstinence sexuelle. Le jour de l’examen, mieux vaut boire un peu d’eau et uriner juste avant le prélèvement pour éliminer toute impureté. Et surtout, veiller à une hygiène irréprochable des mains et du sexe pour éviter toute contamination. Une fois recueilli, l’échantillon est analysé d’abord à l’œil nu, pour en observer la couleur, le volume et la texture, puis au microscope, afin d’évaluer la densité, la mobilité et la qualité des spermatozoïdes. Les premiers résultats sont généralement disponibles dans un délai de 24 à 48 heures. Quand les résultats du spermogramme ne sont pas bons, reste à comprendre pourquoi.

Le corps a ses raisons que la virilité ignore

Les causes de l’infertilité masculine sont multiples et parfois surprenantes. Certaines prennent racine dès l’enfance, comme un testicule mal descendu (cryptorchidie) ou des infections telles que les oreillons. D’autres surviennent plus tard, après une chirurgie génitale, une consommation de tabac, d’alcool ou de drogues. Des maladies chroniques comme le diabète sucré ou les affections vasculaires peuvent également altérer la fertilité en perturbant la production de spermatozoïdes ou les mécanismes de l’érection. Par ailleurs, il existe des causes génétiques, comme le syndrome de Klinefelter, et même des causes… contemporaines. Le Covid-19, par exemple, peut temporairement perturber la fertilité masculine, tout comme les traitements anticancéreux très agressifs.

Longtemps taboue, l’infertilité masculine s’impose peu à peu dans le débat, mais reste entourée d’un malaise tenace. En parler, c’est déjà franchir un cap et avancer vers des solutions médicales ou une aide à la procréation adaptées.

Minute Santé avec Zinga Pharma
Docteur Fenohasina Razafimamonjy

Rédactrice Médicale/ Medical Writer

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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