En ville (Tana) avec Ankoay Andrianarisoa
25 juin 2026 // Downtown // 1717 vues // Nc : 197

Animateur, auteur et défenseur de la tradition malgache, Ankoay Andrianarisoa porte plusieurs casquettes. Que ce soit à la télévision, sur les réseaux sociaux ou sur scène, il est présent partout où la culture malgache a besoin d’être portée. Alors qu’il prépare les festivités de la fête nationale, il partage avec nous ses bons conseils, à Tana et ailleurs.

Un quartier où traîner ?
Je suis de nature casanière — lire, jeux vidéo, canapé. Mon quartier préféré, c'est là où se trouve ma maison. À Ambohimahitsy.

Un restaurant coup de cœur ?
Grand abonné de l'hôlety gasy Madame Vola, au marché d'Alakamisy Fenoarivo. Ou chez Lango à Ampitatafika — j'aime leur façon subtile de faire ressortir les goûts du terroir.

Un plat dont vous raffolez ?
Le tilapia, le bien gros, préparé à la manière traditionnelle. Et tout ce qui est fruits de mer — si vous envisagez de m'inviter, c'est noté.

Un magasin pour le shopping ?
Pas de magasin de prédilection. Je vadrouille en ville avec des amis, on achète quand quelque chose nous plaît. Pour les vêtements gasy-gasy, on fait appel à des couturiers.

Votre boisson préférée ?
L'eau, sans hésitation (rire). Et les jus naturels — corossol, goyave, baobab.

Un endroit pour s'évader le weekend ?
Le weekend ? Je suis surbooké. Quand les gens se reposent, moi je travaille comme pas possible.

Et pour vos vacances ?
Ambatomilo à Toliara et l'île de Sainte-Marie. J'y retournerai dès que possible.

Un événement culturel qui vous a marqué ?
Le Fananganan-kira 2026 (release party 2026) de la troupe de hiragasy Rateloson Andohavary, le 18 avril. Je salue la volonté de redonner sa valeur à la tradition ancestrale malgache.

Vos actualités ?
On vient de célébrer le Taombaovao Malagasy à Mahamasina — un concert collectif avec Nogabe sy Ralanto, Faribolana Sandratra et d'autres. Côté futur : je boucle un livre sur la tradition malgache, et quelques bonnes nouvelles musicales arrivent. Nocomment sera parmi les premiers à le savoir.

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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