En ville à Diego Suarez avec Tosy Yane
20 novembre 2024 // Downtown // 10647 vues // Nc : 178

Tosy Yane est restauratrice au Raphia à Diego Suarez. Cette ancienne sensation de Pazzapa 2 est aussi compositrice interprète, et coréalise ses œuvres musicales. En dehors de son restaurant/bar/karaoké et son studio, elle sait bien où aller dans sa ville.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
C’est Place Kabary à Diego Suarez.

Où commencer et terminer la soirée ?
J’adore commencer à La Cambusa bar pour son ambiance conviviale, et au Raphia pour terminer, c’est la fiesta assurée !

Un restaurant coup de cœur à nous recommander ?
L’Eurasia, l’accueil y est chaleureux et leurs plats sont réconfortants.

Votre plat préféré ?
Je suis une inconditionnelle du ravitoto au coco, avec de la viande de zébu. J’adore aussi le sahoaba au manioc et au coco.

Un endroit pour s’évader le weekend ?
Joffreville avec son parc envoûtant !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Stritarty, le festival des arts urbains à Diego.

Votre actualité ?
Je prépare quelques morceaux. « Matokisa » (« Aie confiance ») et « Ahy ianao izaho anao » (« Tu es mien et je suis tienne »), ce sont des chansons écrites et produites par moi-même. J’ai aussi préparé une collaboration avec les proches de Dadah Rabel le 26 octobre dernier au Millénium France.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Photo : Tina Daniel Andrinirina
Contact Le Raphia : 0320561911

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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