Aluminium : Ne pas avaler
11 janvier 2026 // Déco // 3974 vues // Nc : 192

Connus dans le monde entier pour leurs marmites, les artisans d’Ambatolampy explorent aujourd’hui un autre territoire : celui de la décoration. Baobabs, makis, aloalo ou charrettes à zébus en aluminium poli s’invitent désormais dans des salons feutrés, des hôtels haut de gamme et des festivals culturels.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation. Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation.

Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

Le processus reste celui de la tradition : moulage, fusion, coulée, refroidissement, puis un long travail de finition. « Tout commence par le moule. C’est lui qui impose le rythme et la précision », précise-t-elle. Certains clients arrivent avec un dessin, d’autres avec une photo, quelques-uns avec leur propre moule. Un revendeur parisien a même confié ses modèles exclusifs à l’atelier. Le temps de fabrication varie : quelques jours pour une petite pièce, jusqu’à un mois pour un grand format. Après la fonte, l’aluminium brut, gris et mat, passe par le polissage. Il devient brillant, parfois doré, presque précieux. Les prix suivent cette diversité : à partir de 10 000 ariary pour les petits objets, jusqu’à 1 200 000 ariary pour une grande charrette d’exposition.

Les créations voyagent. On les retrouve dans des festivals culturels — comme le Festival des Baleines — mais aussi dans des hôtels, des salons chics, chez des collectionneurs. « Nous suivons l’actualité culturelle et créons des pièces thématiques pour chaque événement », souligne Haingo Arisoa Volantantely. Cette ambition a toutefois ses contraintes. Contrairement aux marmites, la décoration exige un aluminium plus pur, souvent importé. Un surcoût assumé, malgré des équipements de plus en plus chers. « On pourrait aller plus loin si les matières premières étaient plus accessibles », confie-t-elle, avant d’esquisser un sourire : « Un jour, pourquoi pas des pièces pour les bateaux… ou même les avions. » Puisqu’on parle de pièces qui voyagent loin !

Lucas Rahajaniaina

Contact : 034 39 546 54
Atelier de création : Vilany Tsara Ambatolampy à Ambanimaso

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