Aluminium : Ne pas avaler
11 janvier 2026 // Déco // 3498 vues // Nc : 192

Connus dans le monde entier pour leurs marmites, les artisans d’Ambatolampy explorent aujourd’hui un autre territoire : celui de la décoration. Baobabs, makis, aloalo ou charrettes à zébus en aluminium poli s’invitent désormais dans des salons feutrés, des hôtels haut de gamme et des festivals culturels.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation. Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

À Ambatolampy, le bruit de la fonderie a toujours été une bande-son familière. Longtemps, il annonçait la naissance d’une marmite. Aujourd’hui, il raconte autre chose. Dans certains ateliers, l’aluminium se détourne de la cuisine pour devenir objet de contemplation.

Une mutation discrète, mais assumée. À l’origine de ce virage, l’atelier Vilany Tsara Ambatolampy, dirigé par Haingo Arisoa Volantantely et sa famille. Entre moules, croquis et pièces en cours de polissage, on façonne ici des objets décoratifs inspirés du paysage malgache : silhouettes de makis, ravinala stylisés, baobabs élancés, aloalo ou scènes rurales avec charrettes à zébus. « La plupart fabriquent encore des marmites. Chez nous, nous faisons aussi de la décoration intérieure », explique simplement la gérante.

Le processus reste celui de la tradition : moulage, fusion, coulée, refroidissement, puis un long travail de finition. « Tout commence par le moule. C’est lui qui impose le rythme et la précision », précise-t-elle. Certains clients arrivent avec un dessin, d’autres avec une photo, quelques-uns avec leur propre moule. Un revendeur parisien a même confié ses modèles exclusifs à l’atelier. Le temps de fabrication varie : quelques jours pour une petite pièce, jusqu’à un mois pour un grand format. Après la fonte, l’aluminium brut, gris et mat, passe par le polissage. Il devient brillant, parfois doré, presque précieux. Les prix suivent cette diversité : à partir de 10 000 ariary pour les petits objets, jusqu’à 1 200 000 ariary pour une grande charrette d’exposition.

Les créations voyagent. On les retrouve dans des festivals culturels — comme le Festival des Baleines — mais aussi dans des hôtels, des salons chics, chez des collectionneurs. « Nous suivons l’actualité culturelle et créons des pièces thématiques pour chaque événement », souligne Haingo Arisoa Volantantely. Cette ambition a toutefois ses contraintes. Contrairement aux marmites, la décoration exige un aluminium plus pur, souvent importé. Un surcoût assumé, malgré des équipements de plus en plus chers. « On pourrait aller plus loin si les matières premières étaient plus accessibles », confie-t-elle, avant d’esquisser un sourire : « Un jour, pourquoi pas des pièces pour les bateaux… ou même les avions. » Puisqu’on parle de pièces qui voyagent loin !

Lucas Rahajaniaina

Contact : 034 39 546 54
Atelier de création : Vilany Tsara Ambatolampy à Ambanimaso

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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