Top news 2021 : tarte aux pommes et pomme d’antan
12 janvier 2022 // Media & Add-0n // 7570 vues // Nc : 144

Fin d’année mitigée pour le gaming qui subit toujours le contrecoup de la pandémie. On a eu à boire et à manger, mais surtout des infos en demi-teinte qui nous ont fait rire… ou pleurer.

Remakes / remasters : en voulez-vous, en revoilà !

« La old school, il n’y a pas plus cool », disait un influenceur. Pour le meilleur et pour le pire, les remakes et remasters sont au cœur de l’actualité vidéoludique. On pense à Final Fantasy VII, dont le statut de jeu culte sur la première PlayStation n’est plus à prouver. Sa version remake est aujourd’hui un jeu épisodique qui s’est émancipé de son aîné et a dépassé les limitations de l’ancienne ère pour raconter une toute nouvelle histoire. Et comme dans tout domaine, on n’a droit qu’à deux joyaux pour trois tonnes de boues autour. La GTA Trilogy en est le parfait exemple :  un raté total de cette fin d’année, qui n’aura eu que le mérite d’exister. Une édition que certains qualifient de bâclée, qui traduit bien le problème de cette mode : la surcharge de remakes-remasters conduit à un travail fait à la va-vite, uniquement pour répondre à la demande. Parce que les annonces, ce n’est pas ça qui manque. Myst, Dead Space, Prince of Persia, Pokémon 4G (dont on parlera rapidement plus bas), un RPG (Role-playing game) culte Playstation qui reste encore à annoncer, et même The Last of Us qui n’est pas si vieux que ça… La liste est longue, et l’on n’aurait pas de tout le magazine pour énumérer ce que les fans espèrent encore. Le temps est peut-être venu de se dire qu’il faudra ralentir la cadence au niveau dépoussiérage.

Pokémon : 25 ans de chasse

De la révélation de la collaboration avec Katy Perry le 13 janvier, à la sortie de Pokémon 25 : The Album avec Post Malone, Katy Perry, Vince Staples, Cyn, Zhu, Mabel, Louane, Tierra Whack, Lil Yachty, Jax Jones, et J Balvin le 15 octobre, les 25 ans de Pokémon ont pris d’assaut l’année 2021et n’ont laissé aucun répit aux fans des monstres de poche. Au-delà des multiples sorties avec Pokémon Unite, New Pokémon Snap et les remakes de la 4e génération, les autres itérations de la licence ont aussi été gâtées que les jeux vidéo. Entre les séries et film d’animation, et les produits du jeu de cartes de la gamme célébration dont certains aujourd’hui se vendent à plusieurs centaines d’euros l’unité, 2021 a prouvé au monde que The Pokémon Company n’était pas fini. Mieux encore, l’entreprise ne s’est jamais aussi bien portée, puisque malgré les critiques des joueurs sur le manque d’initiatives et d’idées neuves, les ventes des remakes 4G très critiqués ont même dépassé le cador FIFA 22. au milieu compétitif qui en a pâti. Comme quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Apple : le parrain caché du gaming

Là où la société à la pomme fait l’unanimité (en tout cas auprès des tech reviewers), c’est la qualité déplorable du gaming sur ses machines, selon l’adage bien connu :  « On n’achète pas un Mac pour jouer ». Alors l’information qui a été révélée au public en fin d’année 2021 a eu de quoi en choquer plus d’un. Il se trouve qu’Apple gagne plus d’argent que Microsoft, Sony, Nintendo et Activision réunis sur les jeux vidéo ! Selon les données récoltées, ce sont 45 milliards de dollars que les utilisateurs des iPhone et iPad ont dépensé dans les jeux mobiles. Avec la taxe qu’Apple prélève sur les éditeurs, l’entreprise a pu récupérer 13,5 milliards de dollars sur ces ventes. En 2019, les achats intégrés dans les jeux lui avaient rapporté 8,5 milliards d’euros, ce qui est bien supérieur aux 2 milliards de profits cumulés par Microsoft, Sony, Nintendo et Activision. Un coup de froid pour les Apple haters.


Eymeric Radilofe

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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