CTS BEATBOX : Rythme, puissance et cohésion
8 décembre 2024 // Musique // 13461 vues // Nc : 179

Véritable boîte à rythme, le groupe CTS Beatbox composé de Chayan, Tsiky et Stephano a remporté le Beatbox Battle Madagascar 2024 qui s’est déroulé au CGM à Analakely en novembre dernier. Lauréat dans la catégorie Tag Team, les trois garçons se sont démarqués par leur originalité, entre synchronisation, mélange de styles et créativité.

Vos débuts ?
Stephano : On s’est rencontré à Faravohitra au lycée Jules Ferry. Je faisais déjà du beatbox, et ensuite j’ai rencontré Tisky qui m’a demandé des conseils. Nous sommes devenus des amis en créant notre propre team. Ensuite, nous avons rencontré Chayan, qui était déjà en duo, et nous avons voulu faire un battle. Mais finalement, nous avons décidé de créer une team ensemble. Nous avons participé à un événement organisé par la BIANCO. Et c’était le déclic. Quelques années plus tard, un ami nous a proposé d’être les invités de l’événement Talenta sy Kanto au CCESCA à Antanimena. Et les évènements se sont succédé et nous avons changé notre nom en CTS Beatbox : Chayan, Tsiky et Stephano en 2017. Cette année, nous avons remporté le concours Beatbox Battle Madagascar 2024 dans la catégorie Tag Team.

La signature CTS Beatbox ?
Chayan : Notre force, à part la puissance et la maîtrise des techniques, c’est aussi notre cohésion. On s’écoute et on se comprend facilement. Ce qui nous différencie, ce sont les musiques rythmées comme le salegy ou l’afrotrap, mais on excelle aussi dans d’autres styles. Si notre principal instrument, c’est la bouche, il y a des sons qu’on ne peut pas réaliser, par exemple, celui de la guitare. Donc, on a créé un concept qui s’appelle « Accoustique Beatbox » avec du beatbox, bien sûr, mais accompagné par de la guitare, de la basse et d’un chanteur. On a aussi lancé le « beatbox Mampisôma » pour faire plaisir et faire « kiffer » le public avec le vazo miteny (chansons à textes), le salegy, la trap, le kalon’ny fahiny, l’amapiano… Pour nous, les sons et les rythmes nous accompagnent tout au long de la journée. Pour les beatboxer, le plus important, c’est de garder son souffle. Il y a des sons qu’on inspire et des sons qu’on expire. Sinon, on s’inspire de toutes les chansons et on fait des expérimentations.

Les projets ?
Tsiky : Ce mois de décembre, on va organiser un événement autour du beatbox acoustique. L’année prochaine, on compte organiser un Battle Madagascar. On veut également faire des ateliers, mais on recherche encore des collaborations. En tout cas, restez connectés sur notre page.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

FB : CTS Beatbox

Laisser un commentaire
no comment
no comment - FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Lire

8 mai 2026

FIM 2026 : Madagascar en mouvement

Le CCI Ivato a ouvert ses portes hier pour la 27e édition de la Foire internationale de Madagascar. Le thème choisi — « Madagascar en mouvement : les...

Edito
no comment - Travail, travail, travail… mais lequel ?

Lire le magazine

Travail, travail, travail… mais lequel ?

Le 1er mai, à Madagascar, certains se lèvent à l'aube pour aller… travailler. Pas par oubli du calendrier, mais par nécessité. Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans. Depuis des décennies, le monde entier célèbre ce jour comme une victoire arrachée de haute lutte — Chicago, 1886, le sang des ouvriers sur les pavés, la semaine de huit heures comme horizon promis. Belle histoire. Sauf qu'ici, à Antananarivo comme à Tamatave, la question n'est pas tant de combien d'heures on travaille, mais bien de combien de travaux on jongle simultanément. Prenez ce vieux Mamy. Fonctionnaire le matin, revendeur de crédit téléphonique l'après-midi, et le week-end — discret, mais régulier — petit élevage de poulets en banlieue. Trois activités, un seul homme, zéro fiche de paie qui suffise. Ce n'est pas de l'ambition, c'est de la survie érigée en système. On appelle ça « avoir plusieurs cordes à son arc », expression polie pour désigner une réalité que beaucoup connaissent sans jamais nommer.Car le vrai travail malgache, celui qui fait tourner les familles, se passe rarement sous les projecteurs des statistiques officielles. Il est informel, inventif, insaisissable. Un peu comme ce personnage de Sisyphe — mais version optimiste : Sisyphe qui, en remontant son rocher, aurait trouvé le moyen de vendre des cacahuètes sur le chemin. Alors pour ce 1er mai, fêtons le travail — tous les travaux. Celui qu'on déclare et celui qu'on tait. Celui du contrat et celui du débrouillard. Avec une pensée particulière pour tous ceux qui, aujourd'hui encore, n'auront pas le luxe de s'arrêter pour célébrer. La fête du Travail leur appartient aussi. Peut-être même surtout.Solofo Ranaivo

No comment Tv

Interview - Ferme de la Jungle - Avril 2026 - NC 195

Découvrez la Ferme de la Jungle, dans le no comment ® NC 195 – avril 2026
Nichée à Ambohimanarina, en plein cœur d’Antananarivo, la Ferme de la Jungle de Rajaonarivony Christian offre une escapade nature surprenante : eau, verdure et animaux rares sur près de 5 hectares. Pêche, pique-nique, visites guidées… le site peut accueillir jusqu’à 300 personnes.

Focus

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada, le samedi 21 et dimanche 22 février au Tana Water Front

no comment - Tournoi Komba Overcome de Tekken Mada

Voir