Studio Edna : Pionnier de la visualisation 3D
18 mars 2024 // In & Out // 3991 vues // Nc : 170

Le studio Edna a décroché le prestigieux titre de Super Lauréat dans la troisième édition du classement « Entreprise de l’année » de Memento (magazine économique de l’océan Indien) et FTHM Consulting au mois de janvier. Ce classement évalue les entreprises malgaches selon cinq critères, avec le studio Edna qui a excédé les attentes en remportant les critères Finance et Ressources Humaines. Le jury, composé de figures clés comme le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM), le Fivmpama et le Jeune Patronat de Madagascar (JPM), a joué un rôle déterminant dans l’attribution de ce titre prestigieux.
Fondé par Mickelly Edna en 2020, le studio Edna se positionne en tant qu’expert dans la production d’images de synthèse 3D pour les promoteurs immobiliers, les architectes et les entreprises de communication digitale. Cela dit, le studio Edna est devenu une référence en visualisation architecturale.

« En tant que sous-traitant international, le studio excelle dans la production 3D pour le secteur immobilier ainsi que dans l’animation pour des projets tels que les jeux vidéo à l’étranger ». Aussi, ce qui rend unique le studio Edna, c’est son investissement dans l’une des premières salles de calcul du pays, formant ainsi son propre « Render farm ». « La production 3D nécessite d’importantes ressources, ce qui implique des calculs massifs. Pour nous, nous utilisons cela pour le pur computing. Notre Render farm de base comprend 12 nodes, mais sa modularité nous permet d’ajuster sa capacité en fonctions des besoins spécifiques de chaque projet ». Le studio Edna demeure à la pointe de l’industrie grâce à cette approche flexible et innovante dans le domaine de la visualisation 3D.

Propos recueillis par Cedric Ramandiamanana
Contact Studio Edna : +261 34 29 799 23
Facebook : Studio Edna

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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