O.R. « Besoin de folie et de liberté ! »
3 juillet 2022 // Arts Plastiques // 5624 vues // Nc : 150

Artiste peintre et militante pour la préservation de l’environnement, Raharinjatovo Onjatiana Rajaobelina, plus connue sous nom de O.R., explore la peinture depuis 2020. Mais elle a toujours eu le goût du dessin et des travaux manuels. Sa rencontre avec un autre artiste, A.J., est déterminante dans son choix pour la peinture.  « La première magie avec le pinceau m’a poussé à poursuivre dans cette voie. Que ce soit un mur, une toile, une planche… la peinture me permet de m’évader, de donner forme à mes idées, à mes émotions et à les partager. » Elle a réalisé sa première exposition collective en mars 2021 à La

Teinturerie à Ampasanimalo lors de la Journée internationale des droits de la femme. Sa passion pour la nature, son combat pour l’environnement à travers son association Green Madagascar ne se retrouvent pas dans ses œuvres. Elle aborde plutôt le côté humain. « Mon nom d’artiste, O.R., je l’ai choisi justement pour dissocier ce que je fais dans ces deux domaines. En peinture, je parle surtout de caractères, de ressentis, de valeurs… La nature, c’est toute ma vie, mon combat, mon univers. À côté, j’ai aussi d’autres messages à faire passer. Ma démarche est assez paradoxale. Quand je provoque, je prône également la tolérance. » La jeune artiste se cherche encore et ne veut pas définir son style. « Pour le moment, j’explore, je développe. Je trouve mon style mon style encore trop sage. J’ai besoin de beaucoup de folie et de liberté ! »


Aina Zo Raberanto

MaivanaTechnique mixte sur palette recyclée
Vavy-lahyTechnique mixte sur toile
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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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