En ville avec Princia Randrianarison
18 janvier 2025 // Downtown // 7135 vues // Nc : 180

Princia Randrianarison est directrice artistique en freelance, principalement dans l’univers de la mode. Avec un quotidien à la fois stimulant et exigeant, elle sait bien où se ressourcer.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Je dirais du côté d’Isoraka et Ampasamadinika car c’est toujours animé en soirée et on peut également faire des balades nocturnes entre potes. Des rencontres inattendues aussi !

Votre plat préféré ?
Fan de pâtes jusqu’au plus profond de mon être (rires). J’adore la penne à la vodka. C’est succulent et je peux le faire en peu de temps chez moi.

Où faire du shopping ?
Je suis une adapte des friperies et tout ce qui est vintage. Du coup les gros tas de vêtements fripes d’Analakely et de Mahamasina sont des musts pour mon shopping instinctif. Je chope des micro-trends dedans car ce n’est pas cher, et j’encourage moins la fast fashion. Sinon, pour les basiques, je recommande les marques locales comme Ketaka et Cie. Pour les accessoires, je trouve des pépites dans les brocantes.

Où commencer et terminer la soirée ?
Cette année, je suis devenue plus casanière, donc rien de mieux qu’un soirée apéro-ciné.

Un endroit pour s’évader le weekend ?
J’aime passer le weekend à Antsirabe. C’est à la fois paisible et animé ; il y a plein d’activités à faire.

Les bons plans pour les vacances ?
Vu que je suis plus pour la route que la destination, un road trip sur la RN7 pour Isalo, ou bien vers l’axe Ranomafana-Manakara-Farafangana serait parfait !

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Sans hésiter l’Indie Indri en 2022, il y a eu de belles rencontres et l’ambiance était vraiment sympa. Puis dernièrement le concert de Tarika Be à La Teinturerie à Ampasanimalo.

Votre actualité ?
Ces derniers mois, j’ai choisi de marquer une pause, le temps de façonner un projet personnel cher à mon cœur. Un concept autour de la mode, pensé avec soin, qui verra le jour cette année.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Instagram : @caprinettie

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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