A.J. « Les révolutionnaires m’inspirent »
4 août 2022 // Arts Plastiques // 5358 vues // Nc : 151

A.J. a toujours baigné dans les arts de rue. Très jeune, il a été bercé par la culture hip-hop en commençant par des compositions de textes de rap. Conscient que la culture peut se découvrir de plusieurs façons, il créé l’association culturelle Youth’nity, active dans l’organisation de festivals de reggae, notamment le Fianar Reggae Festival, et d’expositions d’art visuel. Parti des tags, il commence la peinture en 2018, en pur autodidacte. « La peinture m’a permis de m’évader et de mieux exprimer mon ressenti. Je suis un artiste engagé, inspiré par les révolutionnaires de ce monde comme Ratsimandrava, Vahombëy, Marcus Garvey… À travers mes fresques, je pointe les inégalités socio-culturelles et tout ce qui nous entrave. » Dans son tableau intitulé Face cachée, il évoque l’inégalité des rapports hommes-femmes, une de ses sources d’inspiration. « Ce tableau représente différentes femmes dans différents domaines de vie. Les femmes de pouvoir contrastent avec les femmes des campagnes, quotidiennement à la peine. Il y a aussi les femmes qui se font de l'argent par tous les moyens pour échapper à la misère, ou encore les femmes soumises par respect de la tradition. Bien que les différences sautent aux yeux, elles restent néanmoins des femmes partout où elles se trouvent. » A.J. se considère comme un artiste urbain, utilisant plusieurs techniques et supports comme le collage, le pochoir, le graffiti. « Mes œuvres sont caractérisées par une touche très urbaine. Le mélange d’abstrait et de graffiti en fond marque le désordre actuel d’une société sans repère. » A.J. prépare une exposition pour le mois de décembre. En parallèle, il organise des événements culturels à Antsiranana, notamment au centre culturel 1900 Urban  Space.


Aina Zo Raberanto

Capitalisme
Support : bois recyclé - Technique : mixte
136 cm x 51 cm
Homme sage
Hommage à Vahombëy Support sur bois recyclé.
No story
«Qui a raison, qui a tort ? La réalité peut être une fiction.»
60 cm x 60 cm
Support sur bois recyclé - Technique : mixte.
Demi-Graff
«Avant d’être une œuvre nous passons par une phase de création.»
60 cm x 60 cm
Support sur toile – Technique : mixte.
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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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