Exposition : L’économie a bonne mémoire
10 octobre 2025

De l’époque des royaumes à l’ère républicaine, Madagascar raconte son parcours économique à travers une exposition inédite. Organisée par FTHM Consulting et l’Université d’Antananarivo, « Madagascar : plus de 1300 ans d’histoire économique vivante » met en lumière les racines, les mutations et les perspectives d’un pays en quête d’équilibre et de vision.

C’est un voyage à travers le temps que propose la troisième édition de FTHM Expo, inaugurée le 23 septembre à La Cité des Cultures d’Antaninarenina et qui ne tiendra fin que le 31 octobre. L’événement, organisé par FTHM Consulting en partenariat avec la Mention Histoire de l’Université d’Antananarivo, retrace plus de 1300 ans d’histoire économique malgache, depuis les premiers échanges commerciaux jusqu’aux défis contemporains du développement.

« L’histoire économique de Madagascar n’est pas seulement une succession de dates ou de chiffres. C’est un récit vivant, fait de réussites, d’innovations, mais aussi de crises et de décisions déterminantes », a rappelé Fidelis Randrianirina, associé chez FTHM Consulting, lors de son discours d’ouverture. Pour lui, cette exposition est un outil de mémoire collective et de projection : « Connaître cette histoire, c’est tirer profit des enseignements du passé pour mieux construire l’avenir. »

Le parcours, guidé par Alain Pierre Bernard, propose une lecture claire et instructive du développement économique du pays à travers quatre grandes périodes : la période ancienne, la période royale, la colonisation et la République. Des panneaux explicatifs, cartes, archives et données illustrent l’évolution des échanges, des structures sociales et de la production. Le tout accompagné d’une réflexion sur les grandes orientations qui ont marqué l’économie nationale.

Pour FTHM Consulting, qui célèbre par la même occasion ses 30 ans d’engagement dans le développement économique du pays, cette initiative répond à un besoin de transmission et d’ancrage. « Les jeunes et les entrepreneurs doivent connaître d’où vient notre économie pour mieux savoir où elle va », explique Richard Ranarivony, vice-président de l’Université d’Antananarivo. « L’histoire économique, c’est aussi l’histoire de nos choix, de nos valeurs et de notre résilience. »

Jusqu’au 31 octobre 2025, les visiteurs – étudiants, opérateurs économiques, chercheurs ou simples curieux – peuvent découvrir cette fresque qui relie passé et avenir. Une exposition gratuite et ouverte à tous, pensée comme un pont entre la mémoire et l’ambition. « En revisitant notre histoire, nous comprenons mieux ce que nous sommes capables d’accomplir, » conclut Fidelis Randrianirina, sourire aux lèvres.

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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