Pertes vaginales : Non, ce n’est pas un lubrifiant !
17 janvier 2026 // Santé // 1570 vues // Nc : 192

Silencieuses, invisibles, presque honteuses dans certains regards. Et pourtant, elles sont là. Chaque jour, des millions de femmes croisent leur reflet dans le miroir, avec une petite tache dans la culotte… et la même question en tête : c’est normal, ça ? Souvent oui, parfois non. Voici pourquoi.

Les pertes vaginales, ou pertes blanches, c’est LE liquide protecteur du vagin. Un fluide clair, parfois laiteux, un peu visqueux aussi, rien de très instagrammable, mais ô combien essentiel. Dans cette substance, il y a de bonnes bactéries qui veillent à l’équilibre, des cellules mortes que le corps évacue doucement, un pH acide qui met les microbes à la porte.

Ces sécrétions apparaissent à la puberté, fluctuent au rythme des cycles menstruels et des hormones. Elles changent également en cas de consommation de certains médicaments ou durant la grossesse. Parfois, sans qu’on s’y attende, les pertes changent juste parce qu’on est stressée, émue ou excitée sexuellement. Toutefois, attention, ces pertes n’ont rien à voir avec la lubrification sexuelle ; celle-ci provient d’un autre mécanisme, déclenché uniquement lors de l’excitation.

Pas forcément sexy

Les pertes vaginales sont considérées comme normales lorsqu’elles gardent une couleur claire ou légèrement blanchâtre, une odeur neutre ou discrète (jamais forte ou agressive) et une quantité qui peut varier naturellement selon les jours, le cycle menstruel et les fluctuations hormonales.

Juste après les règles, elles sont souvent plus rares et plus épaisses. Vers le milieu du cycle, au moment où la fertilité est maximale, elles deviennent plus légères, transparentes, étirables, presque comme le blanc d’un œuf cru. Puis, à l’approche des règles, leur texture change de nouveau ; les pertes sont plus denses, plus crémeuses, parfois même un peu plus abondantes, ce qui reste tout à fait normal.

Ça sent le poisson… ?!

Il est important de consulter si les pertes vaginales dégagent une odeur persistante rappelant le poisson pas frais, si leur couleur devient inhabituelle (verdâtre, jaunâtre, grise ou légèrement sanglante) ou si leur texture change et devient mousseuse ou grumeleuse. Il en est de même en cas de démangeaisons ou de sensations de brûlure au niveau de la vulve, la partie externe du vagin, ainsi qu’en présence de douleurs pendant les rapports sexuels ou lorsque vous urinez.

Ces anomalies peuvent indiquer une infection vaginale d’origine fongique ou bactérienne, ou parfois une infection sexuellement transmissible (IST).

Certains produits, comme les crèmes, les savons parfumés ou encore les poudres, peuvent également irriter la vulve s’ils sont trop agressifs. Enfin, après la ménopause, le vagin devient plus fin et plus sec, ce qui peut causer des irritations et modifier les pertes.

Que faire au quotidien ?
Évitez les douches vaginales. Misez sur des sous-vêtements en coton, plus confortables et plus sains. Changez rapidement les vêtements humides, surtout après le sport. Oubliez les produits trop parfumés dans la zone intime. Enfin, au moindre changement inhabituel, consultez.

Docteur Fenohasina Razanamamonjy

Minute Santé De Zinga Pharma

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