Let's Do It Madagascar : Le grand ménage
2 octobre 2026 // Assos // 46 vues // Nc : 201

Chaque année en septembre, la planète entière se retrousse les manches pour le World Cleanup Day. À Madagascar, c'est l'association Let's Do It Madagascar, antenne locale du mouvement mondial Let's Do It World, qui mène la charge. Ramasser des plastiques dans la rue, oui — mais pas seulement.

Let's Do It Madagascar ne se limite pas aux grandes opérations de nettoyage ponctuelles. L'association milite toute l'année pour une Grande Île plus propre, plus responsable et consciente de la valeur de ses ressources. « Notre mission va bien au-delà de simples nettoyages ponctuels ou de symboliques coupures de ruban. Nous militons au quotidien pour bâtir une Grande Île plus propre, plus responsable et pleinement consciente de la valeur de ses ressources », explique Ny Antsa Tafarasoa, présidente de l'association.

Traque aux déchets sauvages dans les quartiers et espaces publics, sensibilisation au tri sélectif, recyclage et revalorisation des ordures en opportunités économiques — les chantiers sont nombreux. Et depuis quelque temps, un axe plus inattendu s'est ajouté à la liste.

Parce qu'on a tendance à croire qu'un déchet n'existe que lorsqu'on trébuche dessus sur le trottoir, l'équipe a profité du World Cleanup Day pour rappeler une vérité simple — le ménage se fait par terre, mais aussi sur nos écrans. « On a tendance à penser que nettoyer la planète, c'est uniquement ramasser des plastiques dans la rue. Mais les déchets numériques ont une empreinte carbone bien réelle et gigantesque », souligne la présidente. Stocker des milliers de mails non lus, des vidéos en doublon ou des photos de reçus flous consomme une énergie folle dans des serveurs à l'autre bout du monde. Un e-mail oublié avec une lourde pièce jointe, c'est l'équivalent numérique d'un emballage plastique jeté dans la nature. Autant dire que si votre boîte de réception affiche encore 4 500 messages non lus, vous entretenez sans le savoir une petite décharge virtuelle.

Le World Cleanup Day 2026 est derrière nous, mais la mission continue. « L'idée n'est pas de faire la morale, mais de prouver qu'ensemble, avec des gestes simples et un peu de bonne humeur, on a un impact direct et immédiat », insiste Ny Antsa Tafarasoa. « Notre but est que chaque citoyen devienne un acteur du changement — un sac poubelle ou un bouton "supprimer" à la main. » L'association anime aussi des ateliers et des campagnes auprès des jeunes pour ancrer des réflexes durables. Que vous soyez aventurier prêt à rejoindre une opération de terrain, ou casanier prêt à vider votre corbeille virtuelle depuis votre canapé — l'essentiel, c'est de s'y mettre.

Tatiana Randriamanakajasoa

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Photographie : Madagascar expose ses premières amours

Lire

2 octobre 2026

Photographie : Madagascar expose ses premières amours

Le Musée de la Photographie à Anjohy ouvre, dès le 3 octobre, « L’ORIGINES. Débuts de la photographie à Madagascar », une exposition de 140 clichés qu...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - Ravo Raboanarison - Août 2026 - NC 199

Découvrez Ravo Raboanarison, violoniste, dans le no comment® NC 200 – septembre 2026
La scène du classique et du jazz connaît Ravo Raboanarison — notamment pour avoir tenu le premier violon au sein du Quatuor & Squad. Mais depuis quelques temps, cet archet-là ne se laisse plus enfermer dans un seul registre. Vingt-trois ans de pratique, et une conviction qui s'est imposée progressivement : le violon peut aller bien au-delà du classique.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir