Hary se tape le questionnaire Pivot
8 janvier 2020 // Arts Plastiques // 6775 vues // Nc : 120

Notre graphiste Hary répond du tac au tac au fameux questionnaire de Bernard Pivot. Dix questions pour aller au fond des choses, pas plus !

Votre mot préféré ?
Vouloir car si on veut on peut !

Le mot que vous détestez ?
L’égoïsme parce que la vie est un partage.

Votre drogue favorite ?
La musique qui m’aide à canaliser mon stress ou les mauvaises émotions. Mais elle peut aussi être une source de motivation dans ce que je fais.

Le son, le bruit que vous aimez ?
Le ronronnement d’un moteur bien préparé !

Le son, le bruit que vous détestez ?
La craie sur un tableau !

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
Oh merde, c’est mort !

Le métier que vous n'auriez pas aimé faire ?
Chirurgien, je n’aime pas manipuler des corps !

Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
Pourquoi pas les deux ?

La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarnée ?
La fleur de lys, un des symboles du scoutisme.

Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire ?
Te voilà enfin !

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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no comment - Exister en malgache

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Exister en malgache

Juin à Madagascar, c'est un mois qui déborde. La langue, l'enfant, l'indépendance — trois célébrations bousculées dans trente jours, comme si le calendrier avait, lui aussi, quelque chose à dire. Et si ce n'était pas un hasard ? Ces trois commémorations racontent, au fond, la même histoire : celle d'un peuple qui cherche, depuis 1960, à exister pleinement sur ses propres termes. Pas seulement dans les discours officiels et les défilés — dans la vie réelle, quotidienne, celle qui se joue désormais aussi sur un écran.Car le vrai terrain de la souveraineté culturelle s'est déplacé. Il est numérique, algorithmique, et aussi impitoyable. Une langue absente du web est une langue que le monde n'entend pas — et qu'il finit par oublier. Le malgache, parlé par trente millions de personnes, riche d'une histoire linguistique qui traverse les siècles et trois océans, mérite mieux que l'invisibilité numérique. L'initiative Wikiteny — atelier consacré à l'enrichissement des contenus en malgache sur internet — est allée dans ce sens. Ce type d'initiative doit être multiplié, amplifié, soutenu. Sans attendre.C'est là, précisément, que la langue rejoint l'économie. Une identité qui ne se raconte pas, c'est une culture qui ne se monétise pas — un savoir-faire qui reste sans vitrine. Madagascar exporte sa vanille, ses textiles, sa biodiversité unique. Mais que fait-on de l'autre richesse, l'immatérielle, celle qui ne figure dans aucune balance commerciale et qui, pourtant, vaut de l'or ? Soixante-quatre ans après l'indépendance, la vraie souveraineté se joue peut-être là : dans la capacité à dire qui nous sommes, en malgache — et à faire en sorte que le monde l'entende. Haut et fort.Solofo Ranaivo

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Make up : Réalisé par Samchia
Modèles : Elianah, Eyevan, Diamondra, Sitraka, Endrikaja, Mitia, Taniah, Tafita
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