Michel « Ra-varavarana » Le maestro des portières
22 janvier 2024 // Métiers & Petits Métiers // 4947 vues // Nc : 168

Dans le quartier d’Alarobia, en face de Stephaina Beauté, se niche un coin particulier où vit un homme passionné par son métier. C’est un homme de 36 ans dont le nom résonne dans les rues comme « Ra-varavarana », qui signifie « portière » en malgache. Bien que son vrai nom soit Michel, il est plus largement reconnu par ce surnom qui révèle sa profession peu commune : réparateur de portière de voiture.

L’histoire de Ra-varavarana dans ce métier peu ordinaire commence en 2004 à Andravoahangy, un quartier où foisonnent les réparateurs de portières de voiture qui se déplacent dans les rues à la recherche des clients. « J’ai commencé comme apprenti, apprenant les ficelles du métier auprès de mes pairs ». Mais avec le temps, il a acquis de l’expérience et devient aussi talentueux que ses prédécesseurs. Comme l’adage le dit souvent, l’élève dépasse le maître. En 2010, Ra-varavarana a décidé de faire un pas de côté en quittant Andravoahangy pour s’installer à Alarobia. C’est là-bas qu’il est devenu le seul réparateur de portières de voiture du coin. « Ici, la concurrence est moins rude, et je suis le seul à offrir ce service dans les environs ». De plus, il a délaissé les méthodes des réparateurs d’Andravoahangy, ne déambulant plus dans les rues pour proposer ses services aux automobilistes de passage. « Maintenant, je me contente de me tenir dans mon petit coin à attendre patiemment que les clients viennent à moi, généralement par le biais d’appels téléphoniques ».

Cela dit, la réparation des portières de voiture n’est pas une tâche facile. « Les portières des véhicules allemands, notamment les anciennes Mercedes et les Volkswagen Golf de type 5 ou 6 présentent des défis particuliers » lance-t-il.En effet, chaque modèle est unique, mais Michel parvient toujours à résoudre les problèmes courants tels que les portières qui ne s’ouvrent pas de l’extérieur ou de l’intérieur, ou lorsque les clés restent coincées à l’intérieur de la voiture. Lorsque vous vous rendez dans le petit coin d’Alarobia où exerce Ra-varavarana, vous verrez souvent des clients fidèles qui emmènent leurs voitures et attendent patiemment pendant qu’il effectue les réparations nécessaires. « Même lorsque je suis malade, mes clients de longue date ne se tournent pas vers d’autres réparateurs, ils préfèrent attendre mon rétablissement ». En cas de problème persistant, Ra-varavarana, même malade, n’hésite pas à se déplacer pour effectuer les réparations. Parfois, il élargit ses services en réalisant des installations d’alarme sur les voitures ou les motos, ainsi que des poses de vitres teintées pour les véhicules et les maisons.  Bien que les affaires aillent généralement bien pour Ra-varavarana, il connait quelques baissent de revenus en septembre, un mois où les gens sont occupés avec la rentrée scolaire. Cependant, à partir de novembre, la demande augmente considérablement avec de nombreux clients faisant appel à ses services.

Rencontrer Michel, ou plutôt Ra-varavarana, c’est entrer dans le monde passionnant et ingénieux de la réparation de portières de voitures. Il incarne la loyauté envers sa clientèle qui a fait de lui un pilier précieux de la communauté automobile d’Alarobia. Sa compétence et son dévouement font de lui un réparateur apprécié et respecté dans le quartier, toujours prêt dans son coin, à répondre aux besoins de ses clients avec professionnalisme et expertise.

Propos recueillis par  Cédric Ramandiamanana
Contact : +261 33 20 175 58

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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