Harizaka Rakoto « Une institution de microfinance 100 % malagasy »
17 avril 2024 // L'interview // 2474 vues // Nc : 171

Nouvelle venue dans le secteur de la microfinance, la Nouvelle Institution de Microfinance propose des services financiers et urbains. Notre objectif est d’assurer le développement du niveau de vie de la population en offrant des produits financiers innovants et compétitifs comme le précise Harizaka Rakoto, son directeur général.

Directeur Général de la Nouvelle Institution de Microfinance (MIN)

La Nouvelle Institution de Microfinance ouvre son capital au public ?
La Nouvelle Institution de Microfinance est une institution de microfinance de dépôt et de crédit à Madagascar obtenu de la Commission de Supervision Bancaire et Financière (CSBF). Nous nous efforçons de fournir des services financiers de qualité, adéquats et accessibles pour la population malagasy. Nous avons 21 agences réparties sur 17 régions et nous intervenons en milieu rural et urbain. Aussi, nous avons ouvert notre capital au public c’est-à-dire que pour 200 000 ariary jusqu’à 200 millions d’ariary, vous pouvez devenir actionnaire au sein de la NIM si vous êtes une personne physique. C’est ce qu’on appelle petit porteur. Par contre, si vous êtes un groupement, une association ou une entreprise, vous pouvez investir à hauteur de 35 millions d’ariary jusqu’à 4 milliards d’ariary.

Aussi, chaque actionnaire pourra jouir des avantages incluent des gains potentiels via les dividendes et la plus-value des actions, le droit de vote en assemblée générale, et la possibilité de léguer les actions en héritage, enrichissant ainsi le patrimoine familial de vos descendants.

S’engager pour une inclusion financière de la population malgache ?
Actuellement, nous comptons quatre membres au sein du Conseil d’Administration, mais notre statut autorise à en avoir douze. De ce fait, il reste huit sièges de libre dont six pour les personnes morales et deux pour les petits porteurs. Nous offrons des produits de microfinance spécifiques notamment le financement de chaînes de valeur dans l’agriculture, l’offre de produits de crédits pour les secteurs agricoles, élevages, commerce et artisanat, le financement des habitats sociaux et l’offre de produits de dépôts adaptés et de rémunération concurrentielle. Depuis notre ouverture, nous avons pu servir plus de 17 000 clients.

Partenariat avec le groupe Shyn et Vanilla Pay ?
Shyn était notre partenaire depuis l’ouverture de l’institution avec le club 67city FC, mais l’avons officialisé en mars dernier. C’est un artiste de renom pouvant représenter les produits pour cet engagement commun en priorisant les besoins de la population malgache. Quant à Vanilla Pay, cela concerne plus la diaspora malgache qui peut envoyer de l’argent ou utiliser leur économie de façon simple, sécurisé et immédiat.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Le 20 mars, journée mondiale du conte, devrait être férié pour l’imaginaire. Rien que ça. Car il fut un temps — pas si lointain — où Madagascar vibrait au rythme des angano, ces récits qui, le mercredi après-midi, clouaient les enfants devant la radio ou la télévision. On n’avait pas école. On avait mieux : Trimobe, Rapeto, Ranoro. Dans les années 80, 90, et même au début des années 2000, toutes les stations ou presque avaient leur programme dédié. C’était un rendez-vous sacré. Les grandmères rassemblaient les petits-enfants autour du foyer, le soir, et les mots devenaient braises. Trimobe, ogre insatiable mais régulièrement dupé par un gamin — ou une fillette paraplégique — apprenait l’humilité à coups de ruse. Rapeto, géant malgache, déplaçait des montagnes sans tractopelle. Ranoro, sirène des eaux profondes, murmurait à l’oreille des rêveurs.Aujourd’hui ? Ces figures glissent doucement vers l’ombre. Illustres inconnus d’une génération qui connaît mieux les superhéros importés que les ogres du terroir. Les écrans n’ont pas cessé de raconter des histoires — loin de là — mais elles viennent souvent d’ailleurs, calibrées, doublées, marketées. On ne va pas jouer les passéistes professionnels, mais tout de même. Car jadis — mot dangereux, je sais — les angano travaillaient l’imaginaire comme un artisan polit une pierre brute. Ils enseignaient sans en avoir l’air. Ils faisaient peur, parfois. Rire, beaucoup. Grandir, surtout. Heureusement, depuis quelque temps, des créateurs de jeux vidéo et de films d’animation gasy réinvestissent ces figures. Avec des libertés narratives, quelques retouches ici et là, certes. Mais l’essentiel demeure : les personnages respirent encore. Alors, en ce 20 mars, la question n’est pas de savoir si le conte survivra à l’ère du scroll infini. Elle est plus simple — et plus vertigineuse : que restera-t-il de nous si nos enfants ne rêvent plus dans notre langue ?

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