En ville avec Sylvio Rabemiadana
31 juillet 2023 // Downtown // 4643 vues // Nc : 162

Etudiant en agronomie et passionnée de photographie, Sylvio Rabemiadana aime parcourir sa ville d’accueil, Diégo Suarez. Il nous livre ses bons plans.

Ton resto favori ?
Le KBG sur la Rue Colbert. J’aime particulièrement leurs tacos qui ont un goût particulier qui fait la différence. 
J’aime également l’ambiance avec les lumières, parfaites pour prendre des photos.

Ton plat préféré ?
J’aime beaucoup cuisiner. Je prépare souvent des plats malagasy comme le laoko ou poisson surtout grillé.Je prépare moi-même « la composition » comme on dit ici à  Diégo.

Ta boisson préférée ?
Je ne bois pas d’alcool, je suis plutôt dans les jus naturels !

Tes habitudes pour débuter une soirée ?
Avec les amis et ma copine, nous allons souvent vers le côté du port de Diégo.
L’endroit est calme, l’air est frais et le bruit de la mer est apaisant.

Ton hobbie ?
A part étudier et prendre des photos, j’adore le foot ! Avant, je faisais des championnats, malheureusement, les études passent avant. Aujourd’hui, je joue uniquement pour le plaisir.Les endroits pour passer des vacances ?
Sans hésiter, à Nosy Komba là où je suis né. C’est un endroit magnifique ! La nature est omniprésente, les poissons, les animaux dans la forêt, l’air pur… Un vrai petit paradis. Sinon, juste en face de Nosy Komba sur le côté ouest, il y a Antanimbedrefa, l’île natale de mon père. Avec mon frère, nous faisons du camping et la pêche.

L’événement culturel qui t’as marqué ?
Cette année, j’ai participé à la quatrième édition de Regards Croisés, ici à Diégo. Cette résidence photographique m’a permis de rencontrer des professionnels dans le milieu, à échanger, à avoir une plus grande expérience dans la pratique photographique.

Ton actualité ?
Comme je suis étudiant en agronomie, plus tard, je voudrais aider mes parents qui sont cultivateurs. Nous avons des terres à Nosy Komba que je voudrais exploiter pour en tirer les bénéfices. Mais je continue de faire de la photographie, car c’est une passion.

Propos recueillis par Aina Zo Raberanto

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Les lieux restent presque immuables. On y retrouve les mêmes pièces, des fois un peu usagées, des fois rafraîchies à la hâte. Les mêmes scènes, les mêmes rues, les mêmes places, les mêmes studios improvisés, les mêmes cafés où l’on refait le monde jusqu’à la dernière goutte de café noir. Le décor est planté. Et chaque année, on y rajoute des histoires. Une nouvelle année sans bruit. C’est le cas de 2026. Elle ne prétend pas bouleverser l’ordre établi. Elle n’a pas pour ambition de repeindre en entier le décor. Elle applique juste une nouvelle couche sur une fresque déjà bien fournie. Une couche de plus, ni la première ni la dernière. Et c’est très bien ainsi. La culture, après tout, ce n’est pas un feu d’artifice annuel. C’est une accumulation. Un empilement de récits, de gestes, de tentatives fragiles ou lumineuses.On imagine souvent cela : le même théâtre, la même cour d’école transformée en espace de spectacle, la même salle municipale qui sent le bois et la poussière. Et pourtant, chaque année, on y a perçu autre chose. Une oreille différente. Une nouvelle boule de rage. Un espoir plus petit, plus discret. Le lieu n’a pas changé mais l’histoire oui. Et tout dépend de cela. Alors, 2026 ne sera pas une page blanche. Elle inscrira une ligne de plus. Elle aura ses marges griffonnées, ses ratures, ses fulgurances. Certains artistes iront jouer aux mêmes endroits, mais avec d’autres choses à dire. Car on raconte jamais deux fois la même histoire, même quand on croit se répéter. Et puis, c’est plutôt rassurant. De savoir que les lieux tiennent bon. Qu’ils attendent. Qu’ils encaissent le passage du temps alors que nous, on continue à raconter, à chanter, à jouer, parfois même à douter. Le décor est encore là. Les histoires changent. Lentement mais surement, c’est comme cela que se construit le grand récit culturel malgache.

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