EKAH Madagascar : Dire oui au changement
19 juin 2023 // Assos // 4943 vues // Nc : 161

Changer les mentalités, venir en aide aux plus démunis, promouvoir les jeunes talents dans le milieu urbain, favoriser la réinsertion sociale : tels sont les objectifs de l’association EKAH Madagascar.  Nous avons rencontré Rakotonirina Hery Njiva Tahirisoa, président de l’association afin d’en savoir plus.

Créée en 2006, l’association EKAH qui veut dire « oui avec enthousiasme », trouve son inspiration dans le célèbre hit de BEN’J du groupe DAHOP qui porte le même titre. « Poussé par le succès de ce titre auprès du public, le nom a été choisi, car la chanson et l’association possèdent le même objectif, celui de sensibiliser les gens et surtout la jeunesse malagasy. » Conscient des difficultés que rencontrent les jeunes dans la vie sociétale, l’association veut être acteur de développement et pas seulement spectateur. Puisque la jeunesse possède ses propres codes et langages, l’association a décidé de les adopter afin d’avoir plus de succès dans la réalisation de ses objectifs. « Nous avons choisi de nous centrer sur la culture urbaine, car les membres fondateurs viennent tous du milieu sportif et du hip-hop tels que BEN’J, Doubl’enn ou encore KWINCY. Ensuite, nous avons constaté que le rap est le style de musique préféré des jeunes. De ce fait, il serait alors dommage de se limiter à l’underground, car c’est un médium à fort impact auprès des jeunes ».

À travers des évènements culturels tels que Niggalize Vibes ou encore Rap Gasy Unity, EKAH Madagascar élargit ses horizons afin d’apporter un impact positif au sein de la société. « L’objectif est de promouvoir les talents issus de la culture urbaine qui, jusque-là, restent inconnus du grand public. Par exemple, pour Niggalize Vibes 3, nous avons mis en avant 3 Djettes extrêmement talentueuses qui ont bluffé les spectateurs. Il y a également des danseuses de B-Boy et bien d’autres. Pour Rap Gasy Unity, nous réunissons un maximum de rappeurs/rappeuses issus de tout Madagascar. L’entrée aux spectacles est gratuite afin d’attirer le plus de monde possible ».

Atelier dessin à la prison des mineurs à Antanimora en 2022
Rakotonirina Hery Njiva Tahirisoa, président de l’association.

Changer les mentalités, c’est aussi déconstruire le stéréotype selon lequel le hip-hop n’est qu’une musique de voyou ! Par moment, les évènements d’EKAH sont le fruit d’une collaboration avec divers artistes pour venir en aide aux plus démunis. Niggalize Vibes part 3 était orientée en ce sens, car il s’agissait aussi d’une collecte de dons en réponse aux dégâts du cyclone Batsiray.

Les domaines sportif et éducatif ne sont pas en reste dans les œuvres de l’association. À ce sujet, Njiva apporte quelques précisions. « Nous avons collaboré avec l’ambassade de France et la maison des Sports pour un projet de Rugby à 7 à l’Université d’Antananarivo. Nous collaborons étroitement avec l’Akany Avoko situé à Ambohidratrimo ainsi que la prison des mineurs sis à Antanimora. Concernant ce dernier, nous nous y rendons à travers le programme « Tsy manaiky ho very » afin de leur apprendre à faire du sport, des dessins et de la musique. Nous leur ramenons également des artistes afin qu’ils savourent de bons moments durant la fête nationale et Noël ».

Parmi les prochains défis de l’association, il y a la relance de son émission éducative sur la radio nationale malagasy ainsi que son organisation avec les jeunes de la Grande Ile pour que chacun agisse dans leurs localités respectives.

Propos recueillis par  Girard Ravelomanantsoa

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
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