BoGasy : L’afro, c’est chic !
9 septembre 2020 // Mode & Design // 7559 vues // Nc : 127 - 128

Hasimalala Kelhie redonne ses lettres de noblesse au prêt-à-porter « vita malagasy », à travers sa marque BoGasy. Après s’être fait un nom grâce à la mode masculine, avec des créations flirtant avec l’afrochic, elle s’apprête maintenant à conquérir le cœur de ces dames.

Exit les costumes trois-pièces sombres et ternes. Avec la marque BoGasy la gent masculine s’habille désormais dans des couleurs flashy et survitaminées ! Hasimalala Kelhie, conseillère en image et fondatrice de BoGasy, ne jure en effet que par des créations colorées, saupoudrées d’une touche afrochic. Son objectif à travers sa marque de prêt-à-porter est clair : « Je veux représenter le peuple noir, sa culture, son état d’esprit et sa façon de vivre pour prouver au monde entier que l’Afrique est l’avenir. »

Un an après son lancement officiel, BoGasy a réussi à se faire un nom à l’internationale. Désormais, les célébrités locales et internationales ne jurent plus que par cette marque aux créations modernes et originales. « Je veux prouver que BoGasy peut rivaliser avec les marques étrangères et mettre un terme aux critiques qui affirment que le vita Malagasy est temporaire et mal fait. » On peut dire que le pari est gagné pour Kelhie qui compte parmi sa clientèle des stars comme Shyn, Denise ou encore Kylian Mbappé.

En 2007, lorsqu’elle a débuté en lançant une marque de T-shirt avec certains de ses amis, elle était loin d’imaginer l’influence que BoGasy aurait aujourd’hui. « Ce projet a été mis en stand-by jusqu’en 2019. Je commençais à habiller les femmes rondes à travers la marque Curvy-Chic Fashion, dont Denise et la marraine. Shyn m’a alors abordée et m’a demandée de faire un costume pour lui. J’ai eu soif de me donner dans un truc qui me passionne et un an après nous y voilà. »

BoGasy est partie d’une passion, mais surtout d’un désir de rendre hommage aux figures paternelles de son enfance. « Mon grand-père était un homme coquet, toujours sur son 31. Je me suis dit que tous les hommes devraient être stylés, peu importe sa classe et son âge », confie Kelhie. Et d’estimer « qu’on ne prend pas assez soin du style des hommes Malgaches. » Pour y remédier, Kelhie a créé quatre collections qui s’inspirent des différentes facettes de la gent masculine.

Sa première collection, sobrement baptisée Homme, a été créée pour les « timides, forts, élégants et sensibles. Les hommes sont imprévisibles et j’ai voulu donner à chacun une identité. » Comme à son habitude, Kelhie a créé des looks élégants et chic, qui s’inscrivent toujours dans l’esprit afro.

On retrouve sa signature à travers des tissus à imprimés ethniques et aux influences africaines, comme la wax. Ceux qui affectionnent les looks BCBG trouveront leur bonheur dans la collection Confine qui lui a permis de revisiter le kimono et le « peignoir chic. » La collection Rainbow, quant à elle, a été l’occasion de donner libre cours à son amour pour la couleur à travers des costumes qui s’inspirent de la tendance colorblock. La dernière, mais non des moindres, et la collection Bogasy, destinée aux « jeunes hommes cultivés et stylés » qui affectionnent les looks afro urbains.

Face au succès rencontré par BoGasy, Kelhie projette actuellement de conquérir la gent féminine avec le lancement de la marque Queendom. Elle prévoit également d’ouvrir une agence de mannequinat et de se lancer dans l’habillement pour enfants avec la marque Baby-Boss by BoGasy. Bref, ça bosse un max.

Propos recueillis par Miora Randriamboavonjy

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Février a ce petit talent sournois : il raccourcit le calendrier, mais allonge sensiblement les factures. On nous dit que c’est le mois de l’amour. Celui où les coeurs s’affolent, où les mots doux résonnent un peu plus fort… et où les caisses, elles aussi, font des étincelles. La Saint-Valentin, si on y regarde bien, c’est un c’est Cupidon avec un partenariat commercial bien négocié. Et quelle mise en scène ! Les vitrines rougissent à qui mieux mieux, les roses voient leur prix grimper en fonction de l’intensité du sentiment, les chocolats prennent des formes de coeur — parce qu’un foie ne ferait pas rêver. Sans oublier les menus « spécial couple » et les offres taillées sur mesure pour les âmes sensibles. Finalement, le 14 février, l’amour se résume souvent à des coffrets cadeaux, des bougies qui sentent bon et des tables réservées longtemps à l’avance. Romantique ? Sans doute. Improvisé ? Pas vraiment.Mais après tout, est-ce vraiment un problème ? Quand on aime, on ne compte pas, dit l’adage. Ou plutôt, on compte moins. Moins les zéros sur l’addition, moins les ficelles parfois grossières du marketing sentimental. L’important n’est pas le prix, mais l’intention — même si l’intention a parfois besoin d’un terminal de paiement. La Saint-Valentin n’a pas inventé le commerce, elle l’a simplement officialisé. Elle donne une belle excuse à ceux qui aiment aimer en grand, et une porte de sortie élégante à ceux qui avaient, une fois de plus, oublié la date. Elle rassure aussi : l’amour devient visible, mesurable, publiable. Sans preuve matérielle, serait-il suspect ? Alors on célèbre. Ou pas. On offre. Ou on écrit. On dîne aux chandelles ou on partage un mofo gasy au coin de la rue. Parce qu’au final, l’important n’est pas ce que l’on dépense, mais ce que l’on investit.
Et là, désolé pour les commerçants, aucune carte bancaire ne fait l’affaire.

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