Villa Hassani Beach : L'océan en vis-à-vis
6 août 2026 // Sortir // 1136 vues // Nc : 199

Pour certains, les vraies vacances, c'est ça — le calme, l'horizon dégagé, personne pour empiéter sur votre tranquillité. Une villa privée au bord de la mer, sans vis-à-vis, sinon l'océan. Le concept est bien connu ailleurs dans le monde. À Foulpointe, Villa Hassani Beach le propose désormais à Madagascar.

La villa se trouve à environ huit heures de la capitale, sur la côte Est — et dès l'arrivée, le décor est posé. Quatre chambres avec salle de bain privative, une grande piscine, un vaste jardin tropical avec balançoires, hamacs, coin feu et transats. L'accès à la plage est on ne peut plus facile. Une simple porte à franchir, et vous y êtes. « Ce qui distingue Villa Hassani Beach des autres hébergements de la zone, c'est précisément ça — l'absence totale de voisinage. Pas de passage, pas de bruit parasite. Le seul vis-à-vis, c'est l'eau », se réjouit Cathy, mère de famille, habituée de Foulpointe devenue une abonnée de cette villa depuis cette année. Une gouvernante est présente sur place et le petit déjeuner est inclus dans la nuitée. Pour le reste — grillades, crevettes, produits de la mer — elle s'en occupe aussi, selon les envies des clients.

Côté équipements, la cuisine est entièrement dotée pour ceux qui préfèrent faire leur propre marché et cuisiner eux-mêmes. L'endroit est pensé comme une maison secondaire, pas comme un simple hébergement de passage. Ce sont d'ailleurs principalement des familles et des groupes d'amis qui séjournent ici — majoritairement en provenance d’Antananarivo, mais aussi de Toliara ou de Tamatave. La capacité d'accueil est fixée à douze personnes. Au-delà, des arrangements restent possibles selon les demandes, avec un supplément par personne additionnelle. La villa accueille aussi des couples en quête d'intimité — dîner au bord de la plage, séjour à deux dans un espace entièrement privatisé. Le lieu s'y prête naturellement.

Villa Hassani Beach est accessible via Maps — il suffit de longer la nationale, c'est presque une ligne droite depuis la capitale. L'établissement, récemment rénové, dispose de caméras de surveillance, d'un système de gardiennage. Le farniente est donc tout à fait sérieux, ici. Les clients qui devaient initialement rester quatre jours finissent régulièrement par prolonger leur séjour. Difficile de leur en vouloir — quand l'océan est à portée de porte et que la journée s'écoule entre piscine, hamac et braises du soir, rentrer devient une décision compliquée.

Solofo Ranaivo

Contact - Villa Hassani Beach : 038 10 053 00
hassanibeach@gmail.com

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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