Vegan Bags Madasalanitra : Porter la nature
7 février 2026 // Mode & Design // 3588 vues // Nc : 193

Des sacs qui reconnectent à la nature. Vegan Bags Madasalanitra est l’initiative écolo de Voahangy Andrianarilala, née en 2011 après sa rencontre avec une association australienne. Ce positionnement a poussé la créatrice à imaginer une marque végan pour le monde, tout en affirmant son identité malgache.

Doux et légers, les sacs séduisent autant par leur texture naturelle que par leur esthétique. Bandoulières, sacs à dos ou accessoires pour homme, ils sont façonnés à partir de raphia, de sisal ou de cuir végétal. « Nous avons trois manières de faire : en enlaçant, par le crochet ou par le tissage », précise Voahangy. Le cuir végétal, fin et élégant, provient de l’écorce de chêne-liège, une initiative 100 % écologique, bien que rare et difficile à produire. Raphia, sisal et cuir végétal offrent à la fois douceur au toucher, praticité et solidité, et leur finition permet aux sacs de rivaliser avec des produits de luxe étrangers.

La marque exporte depuis 2025 vers l’Algérie et l’Inde. De l’atelier à By Pass, têtes et mains scrutent chaque détail pour ne rien laisser au hasard. « L’association australienne qui nous a aidés au départ nous a envoyé un sac que nous avons déconstruit pour comprendre sa fabrication. Même avec un sac friperie, nous expérimentons pour trouver des alternatives végan et locales, comme le tsihy », explique Voahangy.

Les artisans deviennent aussi créateurs. « Le savoir-faire était déjà là, il a juste fallu quelques recherches supplémentaires », soutient Voahangy. Un sac en cuir végétal dure trois à cinq ans, tandis que le raphia résiste au temps.

Chaque modèle est pensé comme une pièce singulière. Mais innovation rime avec défis. « La difficulté à trouver les matières premières et à produire le cuir végétal en quantité nous pousse parfois à importer, même si la qualité diffère de ce que nous faisons ici », confie la fondatrice. Les sacs se fabriquent principalement sur commande, mais depuis 2022, ils sont également disponibles dans le showroom de Nanisana et d’autres points de vente. « Le véganisme est un positionnement qu’il faut encore beaucoup expliquer. Nos sacs sont conçus sans tuer d’animal et dans le respect de l’environnement », rappelle Voahangy. Après un trophée des jeunes entrepreneurs en 2019 et quelques tournées internationales en 2025, Vegan Bags Madasalanitra poursuit sa route dans le monde, avec le naturel malgache toujours à l’honneur.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Vegan Bags Madasalanitra
Contact : +261 34 73 100 14/ madasalanitra@gmail.com

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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