Valisoa Ramananjanahary : 138 000 regards sur le monde
11 octobre 2025 // Que sont-ils devenus ? // 5168 vues // Nc : 189

La dernière fois que Valisoa Ramananjanahary apparaissait dans nocomment, c’était pour parler de son restaurant Le Réseau. Depuis, elle s’est tournée vers une activité aujourd’hui très en vogue : la création de contenus digitaux. Celle qui avait débuté sa carrière comme présentatrice télévisée avant de devenir restauratrice semble avoir retrouvé ses premières amours : l’écran.

On la retrouve désormais sur toutes les plateformes sociales sous le pseudonyme valisoa.regardelemonde. Les fins gourmets, habitués ou simples clients de son restaurant, l’ont vite reconnue. Cette influenceuse que les algorithmes propulsent désormais en boucle sur nos écrans n’est autre que la même jeune femme qui proposait et servait de bons plats. Et c’est encore elle qui a récemment été primée « Coup de cœur du jury » au concours Influencers Awards Indian Ocean, le grand rendez-vous des créateurs de contenus de la région, où elle concourait dans la catégorie Fashion & Beauty.

Pour Valisoa, qui a lancé ses plateformes en 2020, cette participation a ouvert de nouvelles perspectives. « Les influenceurs malgaches sont tout aussi capables et aux normes que ceux de l’extérieur. Ce voyage, que j’ai fait seule, m’a renforcée et m’a donné une toute autre vision de la qualité des contenus, surtout au niveau international », avoue-t-elle. Ce premier prix et ce premier voyage à l’étranger ne sont qu’une motivation supplémentaire.

« Avoir plus d’abonnés, c’est une chose. Mais je voulais surtout améliorer la qualité de mes contenus. Sinon, avec le temps, il faut bien penser au long terme. Je prévois d’avoir ma propre maison de production », confie-t-elle, entrepreneure.

Ses publications, qu’elles soient personnelles ou liées à des partenariats, restent toujours guidées par sa plus grande passion : le montage et la création de vidéos, des compétences qu’elle a acquises en autodidacte. « Je partage des astuces de vie saine, mon quotidien de maman, des petites recettes par-ci par-là. Je cuisine encore, mais cette fois, ce n’est plus pour vendre », dit-elle en plaisantant. Valisoa Ramananjanahary a décidé de mettre la restauration entre parenthèses après la période sombre du Covid-19 pour se consacrer à 100 % à la création de contenus. Plus confiante que jamais, elle poursuit sa route dans l’univers digital, épaulée par ses quelque 138 000 followers.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : valisoa.regardelemonde

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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