The Vixens : Gracieusement vôtre
7 mars 2026 // Arts de la scène // 3864 vues // Nc : 194

Chaque mouvement est une ode à la femme audacieuse. Deux fois vainqueur du K-Pop World Festival, The Vixens, ce sont Coralie, Harena, Chorrie, Mitsiky, Koloina, Patricia, Manjatiana et Anjara, unies par la passion du K-pop dance cover. Huit femmes qui se sont retrouvées à Antananarivo et ont décidé de faire quelques pas ensemble.

Parmi les nombreuses reprises de Gabriela de Katseye, elles sont là, le regard revolver, des pas affinés dans des tenues roses et rouges inspirées de celles du groupe, des talons aiguilles et une synchronisation parfaite. « La plupart du temps, quand on parle de The Vixens, on parle de perfection, c’est quelque chose que j’ai ressenti avant même d’intégrer le groupe », confie Mitsiky. Cette grâce digne de Vénus, elles l’apprennent ensemble. « Vixen » est l’appellation de la renarde en anglais. Elles sont rusées, séduisantes, fortes, inoubliables, mais « attention ! Le nom n’a rien à voir avec les autres significations de “Vixens” », précise Koloina en plaisantant. Le groupe se forme autour d’une passion pour le dance cover – la reprise de chorégraphies – des grands girl bands coréens.

Et bien que beau et harmonieux, le dance cover des Vixens cache une parfaite maîtrise des mouvements et ce, jusqu’aux lèvres. La fluidité, comme la chorégraphie, naît de plusieurs jours de répétitions. Coralie explique : « Il y a un gros travail derrière les pas synchronisés, les expressions sont affinées selon la chanson et, contrairement aux autres disciplines, les K-pop idols font très attention à l’image. » Et avec son expérience dans les dance covers de boys bands, elle poursuit : « Celui des girl bands demande beaucoup plus d’énergie parce que cela requiert autant de force physique que de tenue, de grâce et de sensualité. » Et ce dernier n’est sûrement pas le plus évident.

Mais c’est un côté sexy et élégant qu’elles revendiquent avec ferveur. « Notre nom est notre signature », rappelle Harena. Pour la petite histoire, The Vixens s’est formé de manière spontanée. Coralie, Harena, Chorrie, Koloina et Anjara, réunies sur une même scène au Pixel Night 2024, ressentent la connexion et décident de ne plus la lâcher. Aujourd’hui, The Vixens va du K-pop vers d’autres disciplines, chose évidente car « beaucoup de disciplines sont incluses dans le K-pop, du hip-hop à l’afro ou au street jazz, qui sont beaucoup plus faciles quand on a l’habitude d’apprendre des chorégraphies de K-pop », explique Patricia. Aujourd’hui, elles enseignent, créent du contenu et enchaînent les contrats grâce à la danse, de quoi laisser bouche bée ceux qui, selon elles, n’y ont pas cru. D’ici là, The Vixens avancent avec ruse pour conquérir Madagascar puis, qui sait, peut-être un jour danser à l’international ?

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : The Vixens
Numéro : +261 33 78 920 92

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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