TAHRĀ : “La Maison TAHRĀ incarne une haute couture d’exception”
17 mai 2025 // Mode & Design // 10161 vues // Nc : 184

Après un premier défilé haute couture remarqué en mars, la Maison TAHRĀ apporte un concept inédit à Madagascar : une mode pensée à partir d’un dialogue intime entre le styliste et son client. À la tête de cette révolution stylistique, Tahiana RAKOTOZAFY allie créativité et précision pour révéler l’âme de chacun à travers ses créations.

©photo : TAHRĀ

Pouvez-vous nous présenter la Maison TAHRĀ et son histoire ?
TAHRĀ, c’est l’histoire d’un rêve d’enfance devenu réalité : celui d’une jeune fille tombée amoureuse de la couture à l’âge de dix ans. Aujourd’hui, la maison incarne une vision profondément humaine de la mode, où chaque pièce raconte une histoire. TAHRĀ propose de la haute couture sur mesure, pensée comme un art, une vocation, un prolongement de l’âme. Chaque création est façonnée pour célébrer la singularité, avec une attention au détail et une quête de l’authenticité. Le nom TAHRĀ, d’origine arabe, signifie pureté, élégance spirituelle et raffinement intérieur, des valeurs en parfaite résonance avec l’identité de la marque.

Votre parcours jusqu’au lancement ?
Le lancement de TAHRĀ s’est articulé autour de trois piliers : des premiers clients conquis par la qualité du sur-mesure, une image de marque fidèle à nos valeurs, authenticité, élégance, singularité, et un défilé marquant, qui a dévoilé notre univers esthétique. Mais surtout, le projet est né d’une synergie entre les fondateurs : une fusion de talents, de visions et d’émotions qui nourrit encore aujourd’hui l’âme de la maison.

Qu’est-ce qui distingue TAHRĀ des autres marques ?
TAHRĀ se distingue par son exigence du sur-mesure et son attachement au corps. Bustiers, corsets, tailleurs et lingerie fine révèlent notre savoir-faire : un travail minutieux des matières nobles comme les dentelles délicates ou les satins luxueux. Chaque pièce est pensée pour épouser la silhouette, sublimer sans transformer. Notre approche dépasse les tendances et s’inscrit dans une vision avant-gardiste, à la fois artistique et profondément humaine.

©photo : TAHRĀ

Quelles matières et quels savoir-faire privilégiez-vous ?
Nous travaillons des tissus d’exception : dentelle fine, satin fluide, soie, cuir souple, en les moulant au corps comme une seconde peau. L’objectif est de faire parler la matière, qu’elle devienne messagère d’une émotion, reflet d’une personnalité. À cela s’ajoute un savoir-faire artisanal qui donne sens et vie à chaque création.

Comment collaborez-vous avec des artisans locaux ?
Les ateliers TAHRĀ sont au cœur de notre maison. Nos artisans, véritables « petites mains », réalisent chaque création sur mesure avec un niveau d’exigence digne de la haute couture. Broderies faites main, appliqués de dentelle, finitions soignées… Chaque détail est pensé, chaque geste compte.

Quel est votre modèle de production ?
Notre production est exclusivement artisanale et raisonnée. Nous créons des pièces uniques sur commande, accompagnées de collections capsules en édition très limitée. TAHRĀ rejette le prêt-à-porter industriel : nous croyons en une mode durable, réfléchie, façonnée avec soin.

L’importance d’une démarche écoresponsable ?
Notre engagement repose sur une production à la demande, sans gaspillage. Nous valorisons l’artisanat, sélectionnons des matières nobles et durables, et travaillons avec des partenaires partageant nos valeurs humaines. Pour nous, la mode a un devoir de respect, envers la planète comme envers les gens.

Quels sont vos canaux de distribution ?
TAHRĀ privilégie la discrétion : showroom privé sur rendez-vous, pièces sur commande, accompagnement personnalisé. Nous refusons le bruit du luxe ostentatoire. Chez nous, l’expérience client est intime, raffinée, pensée pour sublimer chaque être sans jamais le travestir.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : TAHRĀ
Instagram : TAHRA

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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