Rivonala Razafison : Primé par sa passion pour la planète
31 mars 2025 // In & Out // 8669 vues // Nc : 183

Reconnu pour son travail sur le thème de l’environnement et du changement climatique, le journaliste Rivonala Razafison a reçu la médaille d’argent du prix « Prince Albert II de Monaco ». Un mérite qu’il porte individuellement à côté de l’équipe de Bloomberg News des États-Unis, porteur de l’or. Depuis 2008, le prix met en lumière les personnalités marquantes de la préservation de la planète.

En décembre 2024, Rivonala Razafison reçoit un message électronique l'invitant à la remise des prix à New York, alors que le journaliste n’y a pas postulé, une personne anonyme l’a recommandé. Déjà contributeur dans plusieurs médias comme The Guardian à Londres, il écrit aujourd’hui pour d’autres plateformes et magazines dont Mongabay, depuis 2020. Trois de ses articles lui ont valu cette reconnaissance de l’United Nations Correspondents Association. Ses textes parlent de l’exploitation de drones pour la préservation de la biodiversité, de l’urgence de la sauvegarde des récifs coralliens et du danger que rencontrent les défenseurs de la nature au pays. « Généralement, pour traiter les thèmes de l’environnement et du changement climatique, les sources ne sont pas visibles au début, il faut creuser. Et il est vrai que l’accès à l’information est encore un grand défi du métier. » Animé d’une passion particulière, le journaliste a choisi le changement climatique pour des raisons spécifiques. « Je suis un natif des régions d’Alaotra Mangoro.

Issu d’une famille de paysans, je me demandais pourquoi nous souffrions de problèmes de pluviométrie tous les ans. Plus tard, j’ai compris que c’était un effet du changement climatique. J’ai décidé de m’orienter vers le journalisme environnemental après une formation en journalisme scientifique de 2006 à 2008 ». Lauréat de prix locaux, Rivonala Razafison est également enseignant à l’université et en préparation de sa thèse sur le thème des pratiques culturelles liées à la préservation de l’environnement.

Rova Andriantsileferintsoa

Contact : +261 34 09 661 39

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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