Rasosport : Du trail, mais pas que
7 novembre 2025 // Sortir // 4717 vues // Nc : 190

En trois mois, Rasosport est passé d’une initiative entre amis à un rendez-vous entre les amateurs et les habitués de trail et de nature. Sa fondatrice Hanitrarivo Rasoanaivo ajoute un sens de la communauté et beaucoup d’histoires en plus des kilomètres.

Pourquoi Rasosport ?
J’ai créé Rasosport en juillet dernier parce que j’ai toujours fait du sport depuis ma jeunesse, dont de la danse sur scène. Les gens me demandaient souvent pourquoi je restais en si bonne santé, alors je leur répondais : « Mahasoa ny sport ! », le sport, c’est bon pour la santé. Un jour, trois amis m’ont suivie jusqu’à Andafiavaratra, et j’ai lancé l’idée à d’autres qui s’ennuyaient chez eux. Comme je m’appelle Rasoa, le nom Rasosport m’est venu naturellement et il n’a pas laissé indifférent ! Au début, on sortait juste les mardis et jeudis, mais la demande a explosé : on a vite dépassé la cinquantaine de participants, dont beaucoup de débutants. Alors j’ai choisi des circuits plus accessibles, comme Ambatobe ou Alasora, tandis que les plus expérimentés montent jusqu’à l’Andringitra. Certains réclament même des sorties le dimanche !

Comment choisissez-vous les lieux ?
On fait du trail, donc on court sur des sentiers, des collines, des rochers. Et je me suis vite rendu compte que beaucoup ne connaissaient pas l’histoire de ces lieux. Alors j’ai commencé à la raconter pendant les sorties. Comme je m’intéresse depuis longtemps à la culture malgache, je connais bien certains sites et j’aime partager leur histoire, surtout avec les jeunes. Je choisis les endroits selon le dénivelé, c’est obligatoire pour faire du trail ! Et souvent, les collines sacrées s’y prêtent très bien. Même autour d’Antananarivo, il y a plein de sites magnifiques.

Et pour participer ?
On accueille des participants entre 30 et 80 ans. On a même des dames de 76 ans qui tiennent très bien la route ! Elles adorent l’ambiance, la nature, la nourriture partagée et les histoires qu’on raconte en chemin. On est surtout un groupe de femmes, et certains viennent de loin juste pour participer, c’est devenu un petit événement. Il y a aussi des débutants : il suffit de suivre les consignes de nos quinze membres réguliers car le trail, c’est de la discipline. Il faut gérer son corps, connaître son rythme cardiaque, bien choisir ses chaussures… et éviter les envies pressantes, parce qu’on ne s’arrête pas en pleine montée !

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Rasosport

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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