Pertes vaginales : Non, ce n’est pas un lubrifiant !
17 janvier 2026 // Santé // 1653 vues // Nc : 192

Silencieuses, invisibles, presque honteuses dans certains regards. Et pourtant, elles sont là. Chaque jour, des millions de femmes croisent leur reflet dans le miroir, avec une petite tache dans la culotte… et la même question en tête : c’est normal, ça ? Souvent oui, parfois non. Voici pourquoi.

Les pertes vaginales, ou pertes blanches, c’est LE liquide protecteur du vagin. Un fluide clair, parfois laiteux, un peu visqueux aussi, rien de très instagrammable, mais ô combien essentiel. Dans cette substance, il y a de bonnes bactéries qui veillent à l’équilibre, des cellules mortes que le corps évacue doucement, un pH acide qui met les microbes à la porte.

Ces sécrétions apparaissent à la puberté, fluctuent au rythme des cycles menstruels et des hormones. Elles changent également en cas de consommation de certains médicaments ou durant la grossesse. Parfois, sans qu’on s’y attende, les pertes changent juste parce qu’on est stressée, émue ou excitée sexuellement. Toutefois, attention, ces pertes n’ont rien à voir avec la lubrification sexuelle ; celle-ci provient d’un autre mécanisme, déclenché uniquement lors de l’excitation.

Pas forcément sexy

Les pertes vaginales sont considérées comme normales lorsqu’elles gardent une couleur claire ou légèrement blanchâtre, une odeur neutre ou discrète (jamais forte ou agressive) et une quantité qui peut varier naturellement selon les jours, le cycle menstruel et les fluctuations hormonales.

Juste après les règles, elles sont souvent plus rares et plus épaisses. Vers le milieu du cycle, au moment où la fertilité est maximale, elles deviennent plus légères, transparentes, étirables, presque comme le blanc d’un œuf cru. Puis, à l’approche des règles, leur texture change de nouveau ; les pertes sont plus denses, plus crémeuses, parfois même un peu plus abondantes, ce qui reste tout à fait normal.

Ça sent le poisson… ?!

Il est important de consulter si les pertes vaginales dégagent une odeur persistante rappelant le poisson pas frais, si leur couleur devient inhabituelle (verdâtre, jaunâtre, grise ou légèrement sanglante) ou si leur texture change et devient mousseuse ou grumeleuse. Il en est de même en cas de démangeaisons ou de sensations de brûlure au niveau de la vulve, la partie externe du vagin, ainsi qu’en présence de douleurs pendant les rapports sexuels ou lorsque vous urinez.

Ces anomalies peuvent indiquer une infection vaginale d’origine fongique ou bactérienne, ou parfois une infection sexuellement transmissible (IST).

Certains produits, comme les crèmes, les savons parfumés ou encore les poudres, peuvent également irriter la vulve s’ils sont trop agressifs. Enfin, après la ménopause, le vagin devient plus fin et plus sec, ce qui peut causer des irritations et modifier les pertes.

Que faire au quotidien ?
Évitez les douches vaginales. Misez sur des sous-vêtements en coton, plus confortables et plus sains. Changez rapidement les vêtements humides, surtout après le sport. Oubliez les produits trop parfumés dans la zone intime. Enfin, au moindre changement inhabituel, consultez.

Docteur Fenohasina Razanamamonjy

Minute Santé De Zinga Pharma

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Lire

16 septembre 2026

Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Le 15 septembre 2026, 550 élèves de l'EPP Ankorondrano – Charlotte Ranohisoa ont reçu un kit scolaire complet grâce à Isuzu Motors, Continental Auto e...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir