Michel Joseph : « Madagascar expose son potentiel »
11 octobre 2025 // Publireportage // 3894 vues // Nc : 189

Plus connue pour la Foire Trano, la société MMJ Society organise cette fois le Grand Salon de Madagascar. Cette manifestation économique, qui se tiendra du 11 au 14 décembre au Stade Barea Mahamasina, entend braquer les projecteurs sur des entreprises locales qui, souvent, manquent de visibilité. Son directeur général, Michel Joseph, nous en dit plus sur cette première édition qui promet déjà d’être « grande et particulière ».

Vous êtes déjà connus pour la Foire Trano. Pourquoi avoir voulu lancer un nouvel événement d’une telle envergure ?
Nous sommes une entreprise spécialisée dans l’organisation d’événements économiques, et nous avons acquis une certaine notoriété grâce à la Foire Trano, consacrée à l’habitat, la construction et l’immobilier. Cet événement a marqué son secteur en créant une véritable dynamique, et nous voulons aujourd’hui élargir cette expérience à l’ensemble de l’économie malgache.

C’est de là qu’est née l’idée du Grand Salon de Madagascar, une vitrine ouverte à tous les secteurs. Cette première édition réunira environ 300 stands, où les participants exposeront leurs activités et produits. Mais nous ne voulions pas nous limiter à une simple exposition : le programme comprendra aussi une parade économique, une animation spectaculaire qui donnera au salon une identité forte et unique.

Quels secteurs seront particulièrement mis en lumière lors de cette première édition ?
Le salon s’ouvre à tous les secteurs, mais certains devraient se démarquer par leur dynamisme. Le secteur industriel, l’immobilier, les énergies vertes et l’artisanat sont des domaines qui jouent depuis plusieurs années un rôle moteur dans l’économie nationale. Nous nous attendons à une forte représentation de ces filières, car elles reflètent à la fois la créativité et la capacité d’innovation de Madagascar.

Les nouvelles technologies devraient également occuper une place importante, aux côtés du secteur automobile, en pleine mutation. À travers ce salon, nous voulons donner de la visibilité à l’entrepreneuriat local, qui reste encore trop discret malgré un réel potentiel. Ces événements permettent de montrer, sous un angle nouveau, ce que le pays est capable de produire et d’offrir.

Au-delà des stands, que pourront trouver les visiteurs ?
Le Grand Salon de Madagascar a pour vocation d’être un lieu de rencontres et d’échanges. Sur le plan professionnel, nous misons beaucoup sur le B2B, c’est-à-dire les rencontres entre entreprises. Les PME pourront échanger directement avec de grandes firmes, voire des multinationales. Mais nous voulons aussi favoriser le B2G, autrement dit les échanges entre le secteur privé et le secteur public. Les ministères et institutions publiques seront présents, car une économie ne peut avancer sans dialogue constant entre décideurs et opérateurs économiques. C’est pourquoi le programme inclut des conférences et ateliers animés par des spécialistes et de hauts responsables. Enfin, il y aura une dimension B2C : le grand public pourra découvrir des produits, les tester, et parfois les acheter directement sur place. Nous estimons la fréquentation à environ 20 000 visiteurs sur quatre jours. Ce chiffre témoigne de l’intérêt du public pour ce genre de plateforme, qui est à la fois une vitrine et un carrefour d’opportunités.

Propos recueillis par Solofo Ranaivo

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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