Masombahiny : Pour l’amour de la poterie
11 février 2026 // Déco // 1391 vues // Nc : 193

Vases sculpturaux, objets décoratifs aux lignes sobres, pièces uniques pensées pour l’espace intérieur : à Masombahiny Ambohimalaza, Onimirindra Anthonio Landry transforme l’argile en éléments de décoration à part entière. Chaque création dialogue avec la lumière, le volume et l’âme des maisons, entre élégance brute, mémoire ancestrale et sens du détail.

À l’heure où la décoration industrielle envahit les intérieurs, certaines pièces imposent le silence et captent immédiatement le regard. Le long de la RN2, les créations en argile de Landry métamorphosent les maisons en espaces vivants où chaque objet raconte une histoire. « Je veux que mes créations ne se contentent pas de remplir l’espace, mais qu’elles le structurent et le subliment », confie-t-il. Même un petit vase peut rythmer la pièce et créer une ambiance. Le vase décoratif est le cœur de son atelier. Plus qu’un simple contenant, il devient un élément d’architecture intérieure. Les vases de coin, sa signature, investissent les angles oubliés des salons et des chambres, accentuent la verticalité et donnent du rythme à l’espace. Les prix varient selon la taille et l’argile : de 25 000 ariary pour un vase de 41 cm jusqu’à 100 000 ariary pour un modèle monumental d’un mètre.

Mais l’univers de Landry ne s’arrête pas là. Maisonnettes stylisées, plats décoratifs, sucriers, salières, brûle-parfums ou objets ornés de mots discrets comme « HOME » enrichissent les intérieurs. Pensées pour le salon, la salle de bain ou une terrasse ombragée, ces pièces jouent avec la lumière, la texture et les volumes. « Même un petit objet doit apporter une ambiance », insiste-t-il. Les maisonnettes décoratives, à partir de 6 000 ariary, ajoutent une touche poétique aux étagères et tables basses.La matière elle-même devient un langage décoratif. Landry travaille la tournena, brute et mate, idéale pour les grandes pièces, mais aussi des argiles grises, rouges, jaunes, noires et bleues. « Chaque argile a sa personnalité. Choisir l’argile, c’est déjà commencer à créer », explique-t-il.

Entièrement artisanal, le processus s’étend sur environ sept jours : façonnage au tour actionné au pied, séchage, cuisson, finitions minutieuses. « Je ne précipite jamais la création. Chaque geste compte. » Au-delà de l’esthétique, il revendique une dimension symbolique. « L’homme vient de la terre. Les objets en argile portent énergie et mémoire. » Présent sur Facebook via Vase Argile Malagasy, Landry accueille aussi les amateurs dans son atelier de Masombahiny, entre pièces uniques et commandes personnalisées. Ici, l’argile ne décore pas seulement : elle habite l’espace et lui donne une âme.

Lucas Rahajaniaina

Contact : 0374959524
WhatsApp : 0346854028
Facebook : Vase Argile Malagasy

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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