Mandrakizay doria, le film
1 février 2026 // Film du mois par Cinepax // 1718 vues // Nc : 193

Durée 1h 48 min,
Langue : malgache
Genre : Romance, fantastique
Public : grand public / familial
Production : Films and Comics en association avec Cinepax Madagascar
Diffuseur Madagascar : Cinepax Madagascar
Réalisation : Franco Clerc
Acteurs principaux : Rolland Raman, Synthia Saga, Stephanie Razakaratrimo
Sortie en salles : vendredi 13 février
Avant-première : samedi 31 janvier 2026

Synopsis :
Madagascar, 1869, Railovy, jeune paysan, se prend d’amour pour Lala, une Aristocrate dont le coeur reste insondable. N’ayant aucune chance de conquérir sa dulcinée, Railovy demande alors à Ary, une divinité ancestrale, de lui conférer des pouvoirs magiques. Et dans un élan d’arrogance et de désespoir, Railovy se condamne à l’immortalité et condamne également Lala au même sort qui va les lier pendant plus d’un siècle et demi…
Adaptée de la pièce de théâtre éponyme créée par Rolland Raman, Synthia Saga et Joey Aresoa,
Mandrakizay Doria est une histoire d’amour qui s’étale sur plusieurs décennies. Le récit commence dans un Madagascar de 1869 et se termine en 2024 (l’année de tournage) avec un passage clé dans les années 60 où le coeur de l’intrigue prend toute sa dimension. Au delà du thème central de l’amour, le film retranscrit la beauté de la culture malagasy (des hautes terres) à travers les deux principales périodes historique. Des joutes oratoires traditionnelles aux influences coloniales, les personnages évoluent, changent, s’adaptent à chaque époque.

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Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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