Lac Iarivo : Le « Bord » de Tamatave s'invite à Tanà
9 juillet 2026 // Sortir // 1789 vues // Nc : 198

Depuis un an ou deux, le Lac Iarivo s'est imposé comme l'un des spots les plus prisés des Tananariviens pour souffler. Un lac artificiel à Ivato, conçu à l'image du fameux Bord de Toamasina — et l'illusion est bluffante. Pour ceux qui ne peuvent pas se taper les 350 kilomètres jusqu'à la côte, l'ambiance est là, l'air frais en prime.

Le Lac Iarivo, c'est une tradition qui s'est installée vite et bien. Depuis que l'endroit a volé la vedette au lac Anosy lors des feux d'artifice de la Fête de l'Indépendance, le bouche-à-oreille a fait le reste. Désormais, le rendez-vous est chaque week-end : dès le vendredi après-midi, les familles et groupes d'amis commencent à investir les lieux. Mais c'est à partir de 15h que la magie opère vraiment — le parking se remplit à vue d'œil, les parasols s'alignent, la musique monte, et le site bascule en mode full. Les jours de fête, c'est une autre dimension. « Les fins du mois, c'est de la folie, il y a un monde incroyable », confirme Judex Ratiandrainy, commerçant sur place depuis le lundi de Pâques 2026.

Visuellement, l'illusion est parfaite. Plus d'une centaine de stands vous accueillent avec le combo royal de la côte : brochettes fumantes, fritures croustillantes, poisson-frites, salades fraîches et les incontournables pakopako. Des vendeurs de boissons de toutes sortes complètent le tableau. Côté activités, il y a de quoi faire — balades en pirogue, pédalos sur le lac, ou simplement s'asseoir au bord de l'eau et regarder le temps passer. On croise parfois un cheval en balade, quelques vedettes motorisées qui sillonnent le plan d'eau. C'est le spot idéal pour voir et être vu, tout en restant à la cool.

Côté budget, pas de panique. Les tarifs restent très proches de ceux de vos bars de quartier préférés — le bon temps n'a pas besoin d'être ruineux. Et pour les noctambules, le site s'illumine une fois la nuit tombée pour prolonger la fête jusqu'au dimanche soir. Le seul ennemi de cette ambiance, c'est la pluie. Quand les nuages s'invitent trop lourdement, tout le monde passe en mode congé technique. Mais dès que le soleil revient, la machine à chill redémarre. Le week-end est là, les brochettes sont déjà sur le feu. On se capte au Bord… de Tanà.

Tatiana Randriamanakajasoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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