Kiady On Da Track : Le beat avant le buzz
26 juin 2026 // Quiz & Actuel // 2901 vues // Nc : 197

Un bon morceau ne tombe pas du ciel. Quincy Jones le savait, Daft Punk aussi — et Kiady On Da Track l'a compris très tôt. « Derrière chaque son qui paraît évident, il y a des heures de travail invisible, une exigence technique », dit-il avec grande conviction.

Depuis 2016, ce beatmaker et ingénieur du son malgache construit son univers selon une logique qu’il qualifie de simple. « Avant de créer, il faut comprendre. Avant de composer, explorer », martèle-t-il, avant de continuer : « Le feeling est important, mais sans recherche et sans technique, il ne suffit pas. »

Son terrain d'expérimentation, c'est la musique malgache elle-même — le salegy, le basesa, le baôejy — mais pas pour les reproduire à l'identique. Pour les démonter, en extraire la substance et les projeter dans un univers plus électronique, plus urbain. Une démarche presque scientifique, où le patrimoine devient matière première plutôt que carcan. Le morceau Mamay de Niu Raza en est l'illustration la plus aboutie — fusion audacieuse entre électro et salegy, construite sur deux ans de tâtonnements, d'ajustements, de versions abandonnées. « Je voulais créer quelque chose qu'on n'avait pas encore entendu ici », confie-t-il, soulignant que derrière cette composition, il y a eu une vraie logique de laboratoire sonore.

Chez ce beatmaker, la technique n'est pas une contrainte, mais un langage. Elle structure les idées, organise les fréquences et traduit une intention artistique en résultat audible. Sans elle, le feeling reste une belle promesse sans forme. « Avec elle, l'imaginaire devient concret », dit-il en ricanant. Dans un paysage musical où la rapidité est souvent confondue avec l'efficacité, Kiady On Da Track incarne le parti inverse : ralentir pour mieux construire.

Lucas Rahajaniaina

Téléphone : 0326817216

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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