Kevin Mirija Zerara : Facebook ? C’est pas vrai
26 mars 2026 // Quiz & Actuel // 3129 vues // Nc : 194

Qui n’aime pas ses blagues ? Probablement ceux qui ont oublié le second degré dans la poche. Kevin Zerara en sourit, lui qui manie l’ironie comme d’autres un scalpel. « On m’a déjà reproché d’être machiste pour une blague incisive que j’ai faite pour dénoncer quelque chose d’absurde », raconte-t-il. Sur Facebook, il cultive un personnage drôle, parfois grincheux, un brin prétentieux.

Bref, il joue avec les codes. Mais derrière l’écran, l’homme est autrement plus nuancé. « Mes amis sur Facebook ne sont pas dans ma liste de prospects en tant que psychologue, parce que je ne peux pas donner de consultation à quelqu’un que je connais. Et, selon la déontologie du métier, je ne peux pas faire de publicité », explique-t-il. La frontière est nette. Étanche, même. Kevin Zerara tient à cette séparation entre la scène numérique et « la vraie vie ».

Sur son mur, il parle surtout de musique, toujours sur un ton humoristique. « Je ne vends pas ma vie privée ou mon métier de psychologue. Par contre, celui de musicien… c’est autre chose », dit-il, sourire en coin. Le saxophoniste — et psy — protège farouchement son intimité. Il observe avec distance les nouvelles pratiques d’exposition de soi : « Je comprends les influenceurs qui partagent leur vie privée pour que le public s’y rapporte, mais je vois aussi les risques du sharenting. Les partages sur la vie de parents peuvent être dangereux, pour eux comme pour l’enfant. »

Qu’il fasse le mariole en ligne ne signifie pas qu’il en soit un. « Au travail, je me dois d’être sérieux. » Entre deux publications, il pratique même le « digital detox » pour « se détacher du contenu anxiogène de Facebook ». Après seize ans de présence sur la plateforme, connu pour ses vannes en second degré et son fameux « Sao dia mila Sax », Kevin Zerara reste actif — mais sélectif. Peu présent sur LinkedIn ou Instagram, il utilise Facebook avant tout pour garder le lien avec ses proches. Une chose est sûre : le psy, lui, ne s’y expose pas.

Rova Andriantsileferintsoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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