Illicit Soul : Deal d’âmes
8 février 2026 // Musique // 7082 vues // Nc : 193

Meji, Fat Killah, HMan. Trois producteurs de musique qui, depuis 2024, font tourner Illicit Soul comme on ferait tourner un vinyle rare. Un crew avec le flair pour dénicher les talents malgaches, une idée forte, presque clandestine, et un concept sans équivalent. Un goût de Rhum Vanille, corsé mais maîtrisé.

Quand Fat Killah rencontre Meji à Antsirabe, l’alchimie prend vite. Ils posent les bases d’un projet musical, bientôt rejoints par HMan. Illicit Soul devient alors la rencontre parfaite de trois profils complémentaires : deux producteurs, un DJ, des années de carrière dans les pattes et un projet qui démarre en force avec Rhum Vanille. Non pas la boisson, mais du rap à double face.

« Il y a ce côté light et dark, une version plus édulcorée et une autre plus libre », confie Fat Killah. Le concept est clair : deux compartiments, deux humeurs, un même ADN.

Rhum Vanille, ce sont deux saisons. La première compte 12 titres Rhum et 12 Vanille. La seconde pousse le curseur à 13 chacun. « C’est représentatif de notre identité malgache avec la vanille, et aussi du fait qu’on ne voulait pas rester dans un format trop clean », explique Meji. Le Rhum frappe sans filtre, brut de décoffrage. La Vanille, plus accessible, s’ouvre à un public large, tout en conservant une signature sonore marquée et des collaborations venues d’horizons variés. « À la base, on voulait juste un endroit pour stocker notre rap sale », lâche Meji en souriant. Mais le laboratoire est vite devenu un carrefour, un point de ralliement pour les esprits affûtés de la scène. Rhum Vanille Saison 2 aligne déjà Dee Andriambelo, Shyro, Jacquis Randria, Fab’s Brownz, Grey, NX2HL, Sam Andrianarijemisa, entre autres. « Pour la troisième saison, il y aura encore plus d’artistes, dont Sir Samuel et Silo », annonce-t-il.

Dans sa démarche, Illicit Soul éclaire ceux qui, selon le crew, méritent davantage de visibilité. « On ne pouvait pas offrir ça aux autres sans d’abord s’imposer nous-mêmes comme producteurs », lâche Fat Killah. Si les featurings varient, deux noms restent ancrés dans l’aventure : Sam Andrianarijemisa et NX2HL, qui grandissent avec la marque. « On reste dans cette démarche expérimentale, c’est ce qui nous a réunis », insiste Meji. Cette année, le crew prépare la troisième saison, un live pour accompagner la sortie d’un format physique, et plusieurs projets autour des jeunes artistes. À plus long terme, les trois producteurs rêvent d’un festival réunissant tous les noms de Rhum Vanille. Un deal d’âmes, posé sur BPM élevés.

Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Illicit Soul
Contact : +261 34 34 722 63 (WhatsApp)

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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