Hélène Massage : La détente sous contrôle
26 mai 2026 // Beauté & Bien être // 2081 vues // Nc : 196

Dans un secteur où le mot « massage » recouvre parfois n'importe quoi, Hélène Hursy a choisi la rigueur. Formée depuis 2005, passée par les spas les plus exigeants de Madagascar, elle a ouvert son salon à Ambatobe avec une conviction simple : la massothérapie n'est pas un luxe. C'est une médecine.

Hélène, avant de parler de votre salon, parlez-nous de vous.
J'ai toujours été fascinée par la mécanique complexe du corps humain. J'ai grandi à Tamatave avec ce rêve d'apporter une détente profonde aux gens. J'ai commencé par le tourisme, mais mon fil d'Ariane est resté le même : le bien-être. Après une formation solide et professionnelle en 2005 et des années d'expérience en tant que Spa Manager, j'ai ouvert mon premier salon à Tamatave en 2018, tout en peaufinant mon art à travers la réflexologie plantaire et les massages énergétiques chez Ravintsara. Malgré la pause forcée du Covid, je n'ai jamais lâché. Aujourd'hui, après avoir géré des spas de renom dans chaque province de l'île, je m'implante à Ambatobe — et c'est ainsi qu'Hélène Massage est né.

La massothérapie, c'est un grand mot. Qu'est-ce que ça recouvre concrètement chez vous ?
La massothérapie est une médecine douce — et un art qui exige une rigueur déontologique stricte. Contrairement au massage de détente classique qu'on trouve partout, la massothérapie mobilise une connaissance approfondie de l'anatomie, du système nerveux et des flux énergétiques du corps. Chaque séance débute ici par un diagnostic précis : le client vient-il chercher une détente pure, ou le soulagement d'une douleur spécifique ? Cette distinction change tout. On ne se contente pas de masser. On accompagne chaque individu avec des conseils personnalisés pour une prise en charge globale.

Quelles techniques proposez-vous concrètement ?
Le salon propose une palette de sept techniques ciblées. Le massage relaxant — manœuvres lentes et enveloppantes — s'adresse aux profils stressés ou nerveux.

Le massage thaïlandais, qui combine étirements et pressions sur les lignes énergétiques du corps, convient aux plus toniques, tout comme le massage sportif, plus proche d'une gymnastique de récupération musculaire. La thermothérapie aux pierres chaudes utilise la chaleur volcanique pour dissoudre les tensions profondes et relancer la circulation. Le massage Ayurvédique — une technique millénaire d'origine indienne — pratiqué ici à l'huile chaude, vise à rééquilibrer les énergies vitales tout en apaisant le système nerveux. La réflexologie plantaire, elle, agit à distance : en stimulant des zones précises de la voûte plantaire reliées aux organes, elle permet une détente qui dépasse largement le pied. Enfin, le massage amincissant et les soins du visage complètent l'offre.

À quelle fréquence faut-il venir pour ressentir des effets réels ?
Le massage agit comme une régénération cellulaire et musculaire — il tonifie, libère les tensions nerveuses, et offre une véritable remise à zéro mentale et physique. Pour un entretien classique, deux séances par semaine sont idéales. En cas de stress permanent, on peut monter à quatre. Mais il est crucial de ne pas dépasser ce seuil : le corps a besoin de temps pour intégrer le relâchement et se régénérer en profondeur. Une pratique équilibrée est la clé.

Comment vous démarquez-vous dans un secteur qui manque parfois de sérieux ?
Dans un secteur parfois ambigu, Hélène Massage prône un professionnalisme carré. Formation technique rigoureuse, horaires adaptés aux actifs — 7h à 19h, même le dimanche jusqu'à 17h. Au-delà du soin, je m'investis dans la formation de la relève à travers Madagascar pour pallier le manque criant de main-d'œuvre qualifiée. Mon ambition ? Exporter ce standard cinq étoiles vers les grands complexes hôteliers. Votre bien-être commence ici.

Propos recueillis par Tatiana Randriamanakajasoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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