Gasy Paper Point : Du papier vert
26 octobre 2025 // Déco // 4505 vues // Nc : 189

À l’heure où l’écoresponsabilité est devenue un mode de vie, consommer des produits certifiés « verts » est désormais incontournable. Entreprises et particuliers se sentent concernés. Et ce mouvement, Gasy Paper Point en fait son argument principal pour ses créations artisanales, conçues à partir de papiers recyclés.

Boîtes à bijoux, porte-stylos, porte-documents, calendriers de bureau, albums photos, ou encore décorations pour la maison et l’événementiel… la liste est longue, mais tout est estampillé « vert ». Gasy Paper Point, une entreprise artisanale sise à Ambohibao-Antehiroka, se spécialise depuis trois ans dans la fabrication d’objets à partir de papiers recyclés. « Ce sont des objets qui relèvent moins de l’utilitaire que du symbole, de la décoration. Posés sur un bureau, ils affichent ostensiblement un « nous respectons l’environnement » », explique Mihary Tiana Rahelimanantsoa, responsable au sein de l’entreprise. Elle souligne que cette approche propose avant tout une alternative plus esthétique, où l’étiquette écologique finit par valoriser autant que l’objet lui-même.

Il faut un esprit vert pour apprécier ces créations. « Notre papier recyclé est plus fragile à l’eau que le papier neuf. Les produits sont aussi plus coûteux : une enveloppe 10×15 cm revient à 700 ariary contre 200 au marché. Mais l’avantage, c’est d’obtenir un produit unique et écoresponsable », précise la responsable.

Parmi les clients séduits par cette démarche, les particuliers arrivent en tête, attirés par des carnets, albums photos ou bloc-notes de lecture et de voyage. Viennent ensuite les entreprises, auxquelles Gasy Paper Point propose porte-stylos, porte-post-it ou porte-documents, en échange des déchets papier qu’elles fournissent à recycler. « Les sociétés ayant déjà une politique RSE adhèrent plus facilement à notre proposition », ajoute Mihary Tiana Rahelimanantsoa.

Parmi ces cinq à dix fournisseurs figurent un tour-opérateur, une imprimerie et plusieurs industries. Elles livrent leurs rebuts de papier à des intervalles irréguliers, entre tous les deux mois et une fois par an. Par souci d’hygiène, la société ne récupère que le papier encore propre, le reste étant dirigé vers d’autres circuits. La démarche s’inscrit toutefois dans une mission claire d’assainissement. « Gasy Paper Point a été créée après avoir constaté qu’il y avait trop de déchets de papier et de cartons à Antananarivo », explique la responsable.

Une fois collecté, le papier est déchiqueté à la main, puis transformé en pâte dans une machine dont la capacité n’excède pas 5 à 7 kg par cycle, avant d’être séché au soleil. La production, entièrement artisanale, permet de recycler 10 à 20 kg de papier par jour, soit l’équivalent d’une quinzaine de cadres au format A4. « Des volumes modestes, mais symboliques face à la consommation nationale de papier. Cela contribue toutefois au charme et à l’originalité de nos créations en papier recyclé », conclut-elle. En vert et contre tout !

Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Gasy Paper Point

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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