Faka Ranch – Ferme Equestre du Rova : En selle
27 mars 2026 // Loisirs & J’ai essayé // 2730 vues // Nc : 194

Un défi de costaud. À dix kilomètres d’Ankadinondry Sakay, André et Sylviana Rakotomalala ont installé le Faka Ranch - Ferme équestre du Rova. Depuis plus de vingt ans, ils organisent des randonnées à cheval pour découvrir le Moyen-Ouest de l’île — des circuits qui peuvent faire grincer les randonneurs mal préparés. Sylviana Rakotomalala nous en parle avec la passion de ceux qui vivent ce qu’ils racontent.

À quoi ressemblent vos randonnées à cheval ?
Nos cavaliers partent du Faka Ranch, guidés par André, pour découvrir des coins magnifiques qui ne peuvent être vus, appréciés ou accessibles en voiture. Sur un cheval, on voit plus et mieux. Notre objectif a toujours été de faire découvrir les Hauts Plateaux. Nous explorons la région du Bongolava, faisons le tour du lac d’Ampefy et terminons au geyser, en passant par des endroits marquants. C’est une immersion dans le Moyen-Ouest, avec huit heures de cheval par jour : un sport complet qui demande de l’endurance. Nous avons aussi ouvert un circuit vers Ambila, sur cinq jours, pour aller vers la mer. Les randonnées vont de dix à quinze jours. Nous arrêtons pendant la saison des pluies ; elles commencent mi-avril jusqu’à début octobre, avec une randonnée par mois. Franchement, il n’y a pas de quoi se lasser : le paysage malgache et ses obstacles sont idéaux pour l’aventure.

Ce n’est donc pas pour les débutants ?
Les cavaliers qui viennent du monde entier doivent savoir monter, descendre et faire les trois allures — le pas, le trot et le galop. C’est impératif. C’est une chose d’être dans une carrière pour une balade d’une à deux heures, c’en est une autre de tenir dix jours. Avant chaque départ, nous demandons aux cavaliers de remplir une fiche sur leurs exigences, leur taille, leur âge. En général, ce sont des femmes de tous âges. Sur quatre ou cinq randonnées internationales par an, il n’y a souvent qu’un homme inscrit. Cela me fait toujours sourire : l’endurance n’a pas de genre.

Et vos chevaux, comment les préparez-vous ?
Nous avons une trentaine de chevaux, dont des poulains. Ils se nourrissent de nos plantations et d’additifs maison. Les randonnées sont un sport pour eux aussi, alors ils s’entraînent en carrière et sortent avec ou sans client. Ils sont dressés pour rester calmes et assurer la sécurité. Un cheval, c’est un partenaire, pas un simple moyen de transport.

Quelle est l’histoire du Faka Ranch ?
Mon mari est un féru de cheval. Le sport équestre traîne ce préjugé d’inaccessibilité, mais nous pensons que les Malgaches ont le droit d’apprendre. Le cheval forge le caractère. La ferme équestre du Rova est née près du Rova d’Ambohidratrimo ; en venant à Ankadinondry Sakay, nous avons gardé le nom et ajouté Faka Ranch, en hommage à ses racines et à son père. Nous voulions vulgariser ce sport, avec un tarif identique quelle que soit l’activité. Nous avons même accompagné un jeune aux Jeux des îles : médaille d’or. Et depuis un an, le Horse Begany by Faka Ranch à Anosiala permet aux débutants de commencer en douceur. Comme quoi, débutant ou confirmé, on peut toujours apprendre à monter… sans forcément prendre la grosse tête.

Propos recueillis par Rova Andriantsileferintsoa

Facebook : Faka Ranch – Ferme équestre du Rova
Contact : +261 34 02 039 04

Laisser un commentaire
no comment
no comment - Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Lire

16 septembre 2026

Fondation VISEO et Isuzu : une rentrée bien équipée

Le 15 septembre 2026, 550 élèves de l'EPP Ankorondrano – Charlotte Ranohisoa ont reçu un kit scolaire complet grâce à Isuzu Motors, Continental Auto e...

Edito
no comment - Fin de saison

Lire le magazine

Fin de saison

Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

No comment Tv

Interview - L’Architecture du Goût - Août 2026 - NC 199

Découvrez L’Architecture du Goût, dans le no comment® NC 199 – août 2026.
À Antananarivo, deux univers créatifs se sont rencontrés autour d'une question simple : et si l'objet qui accompagne le repas transformait l'expérience même du goût ? L'Architecture du Goût, née de la collaboration entre le Studio ARRA et Kr.Atelier, propose une réponse aussi sensorielle que visuelle. Rencontre avec Ando Ramanantsoa et Kiady Ratovoson, les deux artistes qui redéfinissent l'art de la table.

Focus

Jazz@Tohatohabato

15e édition du festival Jazz@Tohatohabato, à Antananarivo du 5 au 9 août dernier
© Jazz@Tohatohabato

no comment - Jazz@Tohatohabato

Voir