En ville avec Francky Dovan
25 mars 2026 // Downtown // 2956 vues // Nc : 194

Francky Dovan n’est plus à présenter. Quinze ans d’images, de scènes captées sur le vif, d’événements immortalisés dans la capitale et ailleurs. Entre deux prestations dans un agenda saturé par l’événementiel, le photographe s’est accordé une pause — brève mais précieuse — pour partager ses bons plans et ses adresses incontournables.

Votre endroit ou quartier préféré ?
Sans hésiter, chez nous, Tanjombato–Ankaraobato. Un coin qui a ce petit truc en plus, où l’on peut boire un verre, flâner sans se presser, bien manger et surtout se sentir à l’aise.

Un restaurant coup de cœur ?
J’aime bien les viennoiseries du Gourmet, ou alors un bon vary amin’anana avec du kitoza chez Lalaina, juste en face du HJRA.

Votre plat préféré ?
Toujours dans l’asiatique : porc croustillant, riz crémeux… D’ailleurs, j’aime beaucoup cuisiner moi-même.

Votre boisson préférée ?
Coca-Cola ou thé miel-gingembre-citron.

Où faire du shopping ?
Honnêtement, ce n’est pas vraiment un luxe que je m’offre souvent. Le temps manque, alors je laisse la main à ma femme ou je fais confiance à des amis vendeurs qui savent exactement ce qui peut me plaire.

Comment commencer et terminer la soirée ?
L’idéal pour moi, c’est autour d’un feu. Quelqu’un joue de la guitare, on discute, ambiance chill. J’aime l’acoustique, pas les sons trop forts. La soirée commence avec le feu, et quand le bois se consume, le temps s’arrête. J’ai ce côté scout : le feu m’apaise. Et si l’ambiance est bonne, rester jusqu’au matin ne me dérange pas du tout.

L’endroit pour s’évader ?
Si c’est pour un week-end, je dirais Ampefy. Pour les vacances, c’est Sainte-Marie ou Antsiranana. Je rêve aussi d’aller au lac Tsimanampetsotsa, dans le Sud.

L’événement culturel qui vous a marqué ?
Les deux concerts à guichets fermés du groupe Ambondrona, dont je suis le photographe officiel, au Palais des Sports et de la Culture à Mahamasina en 2025.

Votre actualité ?
Je travaille dans l’événementiel, donc le calendrier bouge beaucoup. Pour l’instant, je suis surtout sur les projets des autres. Cette année, je prévois des ateliers de partage pour marquer mes 15 ans de photographie.

Propos recueillis par Lucas Rahajaniaina

Facebook : Francky Do Van
Photographe : Andriaparany Ranaivozanany

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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