En ville à Tuléar avec José Luis Guirao
19 octobre 2025 // Downtown // 5273 vues // Nc : 189

À Tuléar, José Luis Guirao n’est pas seulement le fondateur de l’ONG Bel Avenir. Vingt ans passés aux côtés des enfants et des familles ont aussi fait de lui un familier de la ville.

L’endroit ou le quartier préféré de votre ville ?
Mes quartiers de cœur à Tuléar sont Tsimenatse et Mahavatse. Situés en plein centre-ville, ce sont des lieux populaires, animés et authentiques, où l’on sent battre le pouls de la vie quotidienne.

Un restaurant coup de cœur à nous recommander ?
La Colombe. C’est un restaurant malgache qui propose une carte variée et savoureuse. On y mange très bien, et les prix restent accessibles.

Votre plat préféré ?
Sans hésitation, l’omelette au crabe avec du riz gasy. Un plat simple mais extraordinaire : frais, local et intensément savoureux.

Où faire du shopping ?
Au Bazar Be, en plein centre-ville. On y trouve une profusion de produits locaux : viande, poisson, légumes, fruits, épices… Véritable cœur marchand de Tuléar, on y achète tout à des prix abordables, dans une ambiance vibrante.

Comment commencer et terminer la soirée ?
Je commence par une bière THB au Bazar Filongoa, puis une autre en profitant de la nouvelle promenade d’Ankiembe, cette route en bord de mer qui relie l’aéroport au centre-ville. Et pour finir en beauté, je vais au Jardin de Giancarlo, un lieu agréable et chaleureux.

Un endroit pour s’évader le week-end ?
Les escapades au bord de la mer : Saint Augustin, Anakao, Ifaty ou Mangily. Des destinations splendides où l’on peut profiter pleinement de la mer.

Les bons plans pour les vacances ?
Remonter la RN9 jusqu’à Morondava. Le trajet est une aventure, ponctuée de paysages fascinants, entre l’océan et les forêts de baobabs tout au long du parcours.

L’événement culturel qui vous a marqué dernièrement ?
L’opéra Le Rêve de Nirina, présenté en août dernier à Antananarivo, Antsirabe et Fianarantsoa par les bénéficiaires de Bel Avenir. Ce fut un grand succès et, surtout, une expérience inoubliable pour nos 85 enfants de l’école de musique. Les voir s’épanouir et toucher le public reste un souvenir précieux.

Votre actualité ?
Nous venons de lancer la rentrée scolaire 2025-2026 : 1 650 élèves dans nos écoles des Salines et 650 à l’École des Saphirs. Ce mois d’octobre, nous organisons également une rencontre régionale de tchoukball à La Réunion, avec les jeunes de notre école de sport Bel Avenir à Tuléar. Un moment de partage et d’ouverture sur le monde, fidèle à l’esprit de notre ONG.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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