Diavolana Annicia Vonitsoa : La culture de le gagne
28 juillet 2023 // Loisirs & J’ai essayé // 7459 vues // Nc : 162

Depuis sa création en 2013, le club 3FB Kickboxing figure parmi les clubs affichant un très beau palmarès tant au niveau national qu’international : champion régional, champion national, champion d’Afrique, et même champion du monde ! Récemment, ce club, rattaché au ministère de la Santé, est passé entre les mains d’une nouvelle présidente, Diavolana Annicia Vonitsoa. Avec son staff, ils ont l’ambition d’inculquer bien plus qu’un simple apprentissage d’un sport de combat. Le kickboxing est une philosophie de vie à part entière.

Apporter toute l’assistance nécessaire aux athlètes ?Mon histoire avec le kickboxing remonte à très loin. J’ai commencé à le pratiquer à l’âge de 10 ans pour suivre les traces de mon grand frère qui était un combattant pour le COSPN (Club Omnisport de la Police Nationale). Aujourd’hui, j’ai 30 ans, et durant ces 20 dernières années, j’ai constaté qu’il y avait énormément de choses à améliorer au niveau des clubs. En fait, les combattants souhaitent vraiment aller au-delà de leurs performances.

Malheureusement, ils ne sont pas reconnus à leurs justes valeurs. Je prendrai l’exemple de Faratiana, membre du club depuis son tout jeune âge et qui est devenue champion du monde en 2015. À part sa coupe, elle n’a rien reçu d’autre depuis ! La vie étant difficile, elle a dû arrêter le kickboxing, car elle était sans emploi et c’est bien triste pour quelqu’un qui a porté les couleurs malgaches sur le toit du monde.

Comment s’organise le club ?
En général, les combattants manquent d’assistance que ce soit dans le domaine médical ou nutritif alors qu’ils s’entrainent durs, d’abord pour eux-mêmes, mais aussi pour défendre l’honneur du pays. En tant que nouvelle présidente, j’aimerais remédier à cela pour que le 3FB Kickboxing devienne une référence pour les autres clubs du pays. Pour assurer le bon déroulement des activités du club, nous avons un organigramme bien défini. À part la fonction de présidence, nous avons : une vice-présidence, un secrétariat général, des conseillers techniques, deux coachs, un entraîneur de niveau national et une marraine. Nous comptons au total 11 personnes au sein du bureau.

Quels sont les critères de sélection pour adhérer au 3FB Kickboxing ?
Il n’y a pas de critères spécifiques pour entrer au 3FB Kickboxing. Tout le monde est le bienvenu du moment que la discipline imposée au club est respectée. Il n’y a aucune limite d’âge non plus. D’ailleurs, nous avons deux ou trois combattants âgés de 7 ans. Bien sûr, le rythme d’entraînement est adapté en fonction de l’âge et des compétences de chacun.

Une usine à champions…
Nous avons aujourd’hui 180 athlètes au sein du club et ils ont tous l’esprit de compétition, car ils s’inspirent du parcours de nos champions. De plus, nous maintenons la motivation de nos combattants à travers des gestes de reconnaissances et des récompenses et nous avons remarqué que c’était très important pour eux. Enfait, la plupart de nos athlètes sont issus de milieux défavorisés et ils ne peuvent pas se permettre ce que nous faisons d’habitude. À travers nos actions, nous leur montrons ainsi que l’effort qu’ils fournissent n’est pas vain. Il faut noter qu’à chaque championnat de Mada, il y a toujours des représentants de 3FB Kickboxing.

Les avantages de pratiquer le kickboxing ?
Outre la brutalité de ce sport, il y a beaucoup à gagner. Faire du kickboxing, c’est penser à soi. En premier, il y a avant tout le fait de rester en bonne condition physique. Le kickboxing est un sport qui mobilise tous les muscles du corps et permet d’améliorer la vivacité. Ensuite, en tant que sport de combat, c’est un excellent outil de self-défense. En dernier et pas des moindres, le kickboxing est un sport qui peut ouvrir énormément de portes à ceux qui sont vraiment passionnés et assidus ! Il y a la possibilité de voyager et connaître d’autres environnements. Ce n’est pas seulement en tant que combattant que l’on peut avoir des opportunités, il y a aussi le fait de devenir coach ou encore coach international.

Les projets du club ?
À l’occasion de la clôture de la célébration du 10e anniversaire du 3FB Kickboxing, nous organiserons des combats avec différents athlètes internationaux. Nous préparons également les championnats du monde qui se dérouleront cette année. Nos athlètes sont pleinement concentrés dessus.

Propos recueillis par Girard Ravelomanantsoa

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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