Chez Aly : Fraicheur et farniente
4 octobre 2025 // Sortir // 7575 vues // Nc : 189

À Madirokely, Chez-Aly n’est pas qu’un restaurant. C’est un lieu où l’on vient manger, mais aussi se poser, se baigner, écouter de la musique… et peut-être même oublier le temps.

Piscine turquoise, jardin verdoyant, cocktails qui transpirent sous la chaleur tropicale… À première vue, Chez-Aly ressemble à ces lieux où l’on se dit : « je vais juste passer pour un déjeuner », et où l’on finit par traîner jusqu’à la nuit tombée. Situé au cœur de la Résidence de la Baie Villa Valiha, à Madirokely, le restaurant est devenu en peu de temps l’une des adresses où il fait bon se détendre à Nosy Be. Le cadre a des allures de carte postale : piscine qui invite à un plongeon avant le repas, dîner romantique possible sous les étoiles, et une ambiance tropicale qui rend tout prétexte valable pour s’y arrêter. Mais Chez-Aly n’est pas qu’une belle façade. Le patron, Aly lui-même, est aussi aux fourneaux. Et c’est sans doute ce qui donne au lieu son supplément d’âme.

« Tout a commencé à Ambilobe en 2021. On avait cinq couverts dans la rue, un congélateur loué et un seul plat au menu : du poisson grillé. Le bouche-à-oreille a fait le reste », raconte-t-il. De cette petite gargote improvisée à un restaurant installé dans un hôtel éco-conçu trois étoiles, le parcours est pour le moins atypique. « Aujourd’hui, je veux garder cette simplicité de départ : des produits frais, locaux, et une cuisine qui parle autant aux Malgaches qu’aux visiteurs », poursuit-il.

Au menu, poissons et fruits de mer fraîchement sortis des filets, légumes du marché, recettes malgaches revisitées, mais aussi touches internationales pour rassurer les palais voyageurs. De quoi séduire aussi bien les habitués locaux que les touristes italiens, français ou allemands qui composent une bonne partie de la clientèle. Mais le restaurant s’assume aussi comme un lieu de vie. Concerts live, soirées cabaret, événements comme Summer Colors ou Summer Time animent régulièrement la piscine et les tables. « On veut que les gens se sentent ici comme chez eux, qu’ils viennent manger, boire un verre, écouter un concert, ou juste passer du temps », glisse Aly avec un sourire tranquille. Un restaurant, certes. Mais aussi un petit morceau de Nosy Be à ciel ouvert.

Solofo Ranaivo

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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