Armel Patrick : Rira bien
15 août 2025 // Influenceur du mois // 6172 vues // Nc : 187

Il fait rire des milliers de personnes avec ses vidéos déjantées sur Facebook, mais Armel Patrick ne se résume pas à ses vidéos drôles. Il a su trouver un style bien à lui : drôle, accessible, et parfois engagé. Avec son humour bon enfant et son franc-parler, il attire les foules, et ne rate jamais une occasion de faire le bien autour de lui. Rencontre avec un créateur de contenu qui mêle le fun et le fond.

Qu’est-ce qui te distingue des autres influenceurs ?
Disons que la plupart des vidéos drôles, c’est un peu comme les boulettes de riz… au bout d’un moment, elles se ressemblent toutes. Moi, j’essaie d’ajouter ma petite sauce : un mélange de fun et d’humanité. Oui, je fais des vidéos pour faire marrer, mais aussi pour sensibiliser ou soutenir. Quand je peux aider des enfants défavorisés, des malades, ou des gens dans une situation compliquée, je le fais. Et je le fais sans fioritures : juste sincèrement, comme je suis.

Comment tu choisis les marques avec lesquelles tu collabores ?
Alors là, c’est simple : je ne vends pas du vent. Je teste toujours les produits avant d’en parler. Si ça ne tient pas ses promesses, je dis “merci, mais non merci”. Je veux que les gens puissent me faire confiance, qu’ils sachent que si je recommande un truc, c’est que je l’ai vraiment validé. Les pubs mensongères ? Très peu pour moi. Je préfère perdre un contrat que de perdre la face.

Pourquoi les influenceurs comme toi cartonnent plus que la pub classique ?
Parce qu’on parle leur langage ! À la télé, dès qu’une pub passe, on prend la télécommande et pouf, on zappe. Mais sur les réseaux, si la vidéo est drôle, bien faite, les gens restent jusqu’au bout… et souvent ils reviennent pour la revoir. On capte l’attention autrement : avec leurs codes, leur humour, leur rythme. Une vidéo qui fait sourire reste toujours plus longtemps qu’un spot où une voix dit “achetez-moi”.

C’est quoi ton prochain objectif ?
Déjà, atteindre le million d’abonnés. Je l’avoue, ça me ferait plaisir de voir ce chiffre sur ma page (et de pouvoir me la raconter un peu aussi, hein !). Après, pourquoi pas élargir mes collaborations, aller vers des marques internationales ? Être ambassadeur d’un grand nom à Madagascar, ce serait une belle étape. Mais mon vrai objectif, c’est de continuer à créer du contenu qui déchire, qui fait rire, et qui sert à quelque chose. Parce qu’au fond, c’est ça ma mission.

Propos recueillis par Mpihary Razafindrabezandrina

Facebook : Armel Patrick

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Septembre arrive toujours trop tôt. Comme cet invité qu'on n'a pas invité mais qui sonne quand même à la porte, sourire aux lèvres, valise sous le bras — sauf que là, c'est vous qui faites les valises. Les vacances tirent leur révérence, et avec elles, ce sentiment léger et un peu fou qu'on n'arrive jamais vraiment à décrire mais qu'on reconnaît immédiatement. Ce pincement au coeur, ce vide étrange qui s'installe le dernier soir, quand les étoiles semblent plus belles que d'habitude et que le lendemain matin, il va falloir partir.Ce sentiment, vous n'êtes pas les premiers à le ressentir. Demandez à vos parents. À vos grands-parents. Ils sont tous passés par là, et certains ont même eu la chance que des artistes le mettent en musique pour eux. En 1960, Gary Geld composait « Sealed with a Kiss », cette ballade douce-amère sur les amours estivales qui s'étirent jusqu'à l'automne. C. Jérôme en a fait « Le dernier baiser », et des générations entières ont pleuré discrètement dessus. Joe Dassin avec « L'été indien », Richard Anthony avec « J'entends siffler le train » — même idée, même pincement, autre mélodie. Et plus près de nous, Silo chantait « Eo am-pisarahana » avec cette façon malgache de dire les adieux qui fait mal au bon endroit. Les mots changent, la langue change, mais le sentiment reste identique depuis que les humains passent des vacances et finissent par rentrer.Alors oui, c'est normal. C'est même rassurant, quelque part. Cela dit, ne vous faites pas trop d'illusions non plus. On se promet des choses, le dernier soir — on se dit qu'on se retrouvera l'année prochaine, au même endroit, avec les mêmes gens. Mais l'école — le temps, je plaisante à moitié — peut tout changer. L'autre aura-t-il toujours le même regard ? Les parents choisiront-ils encore cette destination l'été prochain ou décideront-ils soudainement que la montagne, c'est très bien aussi ? Questions sans réponses, réponses sans garantie. Heureusement, vous avez ce que vos aïeux n'avaient pas — les réseaux sociaux, les messages vocaux, les stories et les appels vidéo à minuit. La distance est moins cruelle qu'avant. Le coeur lourd, lui, reste le même. Bonne rentrée quand même.

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