The Shiny Happy People : Rock engagé !
5 novembre 2018 - CulturesNo Comment   //   1378 Views   //   N°: 106

Le rock ce n’est pas que le sexe, la drogue et le jus de corossol. Tel est le message que veut faire passer The Shiny Happy People, un groupe aux textes « conscients », fruit de la rencontre entre cinq mordus d’indie rock.

« S’il y a un livre que vous voulez lire, écrivez-le ». Et pour Tony Ryan, chanteur deThe Shiny Happy People , c’est aussi valable pour la musique. « Au lieu d’attendre que quelqu’un compose la musique que vous souhaitez écouter, composez-là vous-même », martèle-t-il. Rien que le nom de scène,Tony Ryan, ça mérite des applaudissements ! Influencé par des groupes comme The Strokes, Kasabian ou The Black Keys, Tony Ryan (persiste et signe) désespérait de trouver un groupe qui puisse retranscrire la musique qui lui trottait dans la tête depuis des années. Pas évident de faire comprendre ce qu’on recherche quand il s’agit d’un mix de rock alternatif et de folk avec une touche roots rappelant le do-it-yourself (DIY) propre à l’indie rock (rock indépendant). « A Mada, il n’y a pas beaucoup de groupes réellement dans l’indie rock. Il y a bien eu les Mushroom Fever, mais c’était une décennie avant. L’indie manque au paysage local et c’est pour ça que j’ai voulu en faire. » Sympa pour les Black Mugs, copain !

En 2017, il décide donc de fonder son propre combo et utilise le bouche à oreille pour trouver des musiciens qui partageraient la même passion que lui. Fruit du hasard ou destin, son chemin croise celui de Miguel (batterie), Matthieu (synthétiseur), Dina (guitare) et Aro (basse). The Shiny Happy People est né (Michael Stipe, si tu nous entends !) « Cinq inconnus rassemblés par l’envie de jouer » qui élaborent ensemble des morceaux où se côtoient leurs influences musicales, de Radiohead à Coldplay en passant par The Kooks, The Who (!) ou Imagine Dragons… et donc les REM !

Qui dit rock, dit « sex, drug and Bonbon anglais » ? Mais pas si sûr pour The Shiny Happy People qui revendique bien fort son anticonformisme et son côté engagé (grr). Le groupe s’érige en porte-parole de tous les rebelles qui veulent vivre à contre-courant de ce que la société leur impose, comme dans leur chanson Anatin’ny alina (Dans la nuit) : « Ca parle de ces jeunes qui ne veulent pas seulement travailler, manger et dormir mais qui aspirent à vivre librement. » Garçon, un autre Bonbon anglais !

Après s’être fait remarquer sur les scènes de l’Indie Mada et de Roxicomania, The Shiny Happy People a finalement eu droit à son propre showcase le 21 juillet dernier au Kudeta Urban Club à Anosy où il s’est plutôt bien débrouillé de l’avis des observateurs. La prochaine étape sera leur participation à la quatrième édition de Roxicomania qui se déroulera en décembre prochain. Le groupe envisage également de sortir un premier album. En toute indépendance, cela va sans dire.

© Photo : Nanouh Rahajason

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